Douala : un Chinois arrêté pour fabrication de fausse monnaie en pièces
Un ressortissant chinois a été interpellé par la gendarmerie nationale dans le département du Wouri, à Douala. Il avait installé chez lui une unité clandestine de fabrication de fausse monnaie, avec une particularité qui a surpris les enquêteurs : 80% de sa production consistait en fausses pièces...
237onlinePar Laurent Dibymercredi 10 juin 2026 à 17:481 vues

Un ressortissant chinois a été interpellé par la gendarmerie nationale dans le département du Wouri, à Douala. Il avait installé chez lui une unité clandestine de fabrication de fausse monnaie, avec une particularité qui a surpris les enquêteurs : 80% de sa production consistait en fausses pièces de monnaie, pas en billets. Le Préfet du Wouri, Marie Mvongo, a aussitôt alerté la population sur la circulation déjà active de ces contrefaçons. Pièces de 100F et 500F : le créneau que personne ne surveille C’est là que réside toute la perversité du système. Les faux billets, les gens les regardent, les touchent, les tiennent à la lumière. Les pièces, presque personne ne les contrôle. Ce suspect l’avait compris. Selon les éléments de l’enquête, environ 80% de sa production ciblait les petites coupures en métal, celles qui passent de main en main sans qu’on y prête attention, dans les taxis, les marchés, chez les vendeurs ambulants. Les 20% restants concernaient de faux billets de banque classiques. Le matériel saisi chez lui permettait une fabrication locale, sans recourir à des filières extérieures. On ne connaît pas encore le volume exact de fausses pièces déjà écoulées dans la ville, et rien ne confirme à ce stade s’il opérait seul ou avec des complices. Le préfet du Wouri, Marie Mvongo, a pris la parole publiquement pour alerter : le faux argent circule déjà. Ce n’est plus une menace théorique. Ce que ça change pour les habitants de Douala au quotidien Les réactions sur les réseaux sociaux en disent long. Nadège Njock raconte avoir reçu un faux billet de 500F en monnaie d’un taximan, sans s’en rendre compte sur le moment. C’est sous la pluie, en tendant l’argent à un autre chauffeur, que le billet s’est littéralement émietté entre ses doigts. Elle a eu de la chance d’avoir quelques pièces supplémentaires pour rentrer chez elle. D’autres internautes posent la question que tout le monde se pose : comment distinguer une vraie pièce d’une fausse ? Pour l’instant, aucune consigne officielle précise n’a été communiquée au grand public par la Banque des États de l’Afrique Centrale. Un vide qui laisse les citoyens démunis face à des contrefaçons qui, d’après les premiers témoignages, ressemblent à s’y méprendre aux originales. Les pièces authentiques de la zone CEMAC présentent généralement un relief net, une sonorité métallique franche et une inscription lisible. Une pièce légère, au son mat ou à la surface trop lisse mérite qu’on s’y attarde. Mais dans la précipitation du quotidien, rares sont ceux qui prennent ce temps. Ce qui rend cette affaire particulièrement préoccupante, c’est la cible choisie : pas les grosses coupures, mais l’argent du bas de gamme, celui des gens ordinaires. Ne manquez aucune actualite ! Gratuit - Mises a jour en temps reel - Sur mobile et desktop Journaliste économique pour 237online.com, Laurent Diby couvre les finances publiques, l'énergie, les infrastructures et les marchés camerounais.
Mis à jour 10 juin