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Dr Richard Makon : « la peur du changement maintient le Cameroun dans la misère »

Le Dr Richard Makon s’en prend à la « peur du changement » qu’il considère comme l’un des principaux freins à la transformation du Cameroun, dans une tribune publiée sous le titre « La peur du changement ». Dans ce texte au ton particulièrement critique, l’universitaire s’intéresse aux mécanismes...

Cameroun Actuel - Portail d'information sur l'actualité au Cameroun — feedPar Cameroun Actuelsamedi 15 août 2026 à 10:13
Dr Richard Makon : « la peur du changement maintient le Cameroun dans la misère »
Le Dr Richard Makon s’en prend à la « peur du changement » qu’il considère comme l’un des principaux freins à la transformation du Cameroun, dans une tribune publiée sous le titre « La peur du changement ». Dans ce texte au ton particulièrement critique, l’universitaire s’intéresse aux mécanismes qui, selon lui, conduisent une partie des populations vivant sous des régimes autoritaires à défendre un système dont elles seraient pourtant les premières victimes. S’appuyant sur des références aux travaux consacrés au totalitarisme, à la désobéissance civile et à la « servitude volontaire », Richard Makon estime que les bénéficiaires directs d’un système de pouvoir ne représentent qu’une minorité de la population. Il affirme que les catégories les plus modestes peuvent, paradoxalement, devenir les plus fervents défenseurs du statu quo. Lire la tribune du Dr. Richard Makon : « LA PEUR DU CHANGEMENT… Il a été depuis longtemps démontré (dans les travaux sur le totalitarisme, la désobéissance civile ou encore la servitude volontaire) que dans les autocraties, parmi ceux qui s’agrippent le plus violemment sur les oripeaux du régime et les haillons du pouvoir, les laissés-pour-compte, les misérables et les plébéiens sont toujours les plus nombreux. Les ploutocrates et véritables profiteurs du régime ne constituant en réalité qu’une infime minorité… Généralement, pas même les 1 % de l’ensemble de la population ! Mais parce qu’ils sont depuis toujours socialisés à la misère, éduqués à la souffrance, ignorants de leurs droits les plus élémentaires, et dressés à l’obéissance servile et au respect obséquieux de ceux qui les outragent, les petits peuples de misérables corvéables à souhait finissent toujours par se constituer en digue protectrice de leurs propres bourreaux. Les yeux exorbités de famine, et sans aucune perspective d’avenir, ils sont pourtant les plus virulents dans la défense du régime, et les plus acerbes dans la critique contre ceux qu’ils considèrent comme des « opposants » à la tyrannie qu’ils subissent ! N’allez surtout pas chercher bien loin leur motivation ! Outre l’inclinaison mesquine vers la tribu, c’est simplement la peur du changement qui les fige ! Ils disent, à voix basse, mieux vaut le géolier dont on s’est accoutumé des coups qu’un potentiel libérateur dont on ignore tout ! Principe de précaution, réflexe de prudence ou instinct de survie, disent certains ! Mais tout changement arrive toujours avec sa part d’inconnue. Tout sursaut d’un peuple apporte toujours son lot d’incertitudes. Mais c’est un risque à prendre !!! Tout changement est le résultat d’une prise de risque, toujours ! Et partout où le soleil s’est levé sur la misère d’un peuple, c’est parce qu’il y a eu des femmes et des hommes qui ont pris le risque de la rupture ! Le risque de vouloir plus, le risque de rêver grand, le risque d’avoir mieux, le risque d’être meilleur ! Pourquoi le Cameroun devient-il de plus en plus pauvre ? La réponse est donc très simple : nous avons « collectivement » choisi (ou accepté ou toléré) que la gestion de notre pays, patrimoine commun, incombe à l’élite la plus nocive du monde qui soit !!! »
Mis à jour 15 août
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