Drame de Baloum : le chef Noussi transféré à la prison de Dschang
Le chef Noussi et 8 co-inculpés dans l’affaire de torture et d’assassinat de Baloum ont été transférés de Bafoussam à Dschang, où ils sont placés en détention provisoire depuis mercredi soir. L’arrêté du gouverneur de l’Ouest est passé à la trappe, et on ne sait pas pourquoi. Une décision qui rel...
237onlinePar Alain-Claude Ndomvendredi 26 juin 2026 à 12:00

Le chef Noussi et 8 co-inculpés dans l’affaire de torture et d’assassinat de Baloum ont été transférés de Bafoussam à Dschang, où ils sont placés en détention provisoire depuis mercredi soir. L’arrêté du gouverneur de l’Ouest est passé à la trappe, et on ne sait pas pourquoi. Une décision qui relance les questions sur la conduite de cette procédure judiciaire hors norme. Un parcours judiciaire en deux temps Après une dizaine de jours de garde à vue à la légion de gendarmerie de l’Ouest à Bafoussam, les 9 suspects ont été acheminés vers Dschang, dans le département de la Menoua. Arrivés sur place, ils ont d’abord été présentés au parquet du Tribunal de première instance, avant d’être incarcérés à la prison principale de Dschang vers 22h30. Ce transfert surprend. Un arrêté du gouverneur de la région de l’Ouest ordonnait pourtant une garde à vue administrative de 15 jours à la prison centrale de Bafoussam. Cette décision n’a finalement pas été exécutée. Aucune explication officielle n’a été fournie à ce stade. Plusieurs avocats avaient pourtant déjà dénoncé cet arrêté, estimant qu’il constituait un abus. Leur argument : le code de procédure pénale encadre déjà de façon précise les procédures applicables dans ce type d’affaire, et une mesure administrative du gouverneur n’a pas vocation à s’y substituer. Le fond de l’affaire : deux jeunes brûlés vifs à Baloum Le chef Noussi et ses co-inculpés sont accusés d’être impliqués dans l’assassinat de deux jeunes gens dans le village de Baloum, tué puis immolés. Les faits, qui remontent à quelques semaines, avaient provoqué une vive émotion dans les Menoua et bien au-delà. Les images avaient circulé sur les réseaux sociaux, rendant l’affaire impossible à étouffer. C’est un dossier qui met en cause un chef traditionnel, et ça change beaucoup de choses dans la façon dont les autorités gèrent la communication autour de la procédure. Franchement, les zones d’ombre s’accumulent : on ne sait pas ce qui motive le revirement sur l’arrêté du gouverneur, on ne connaît pas précisément le rôle de chacun des 9 inculpés, et aucun bilan officiel complet n’a été rendu public depuis le début de l’affaire. La détention provisoire à Dschang marque une étape. Mais le jugement, lui, reste lointain Ne manquez aucune actualite ! Gratuit - Mises a jour en temps reel - Sur mobile et desktop Journaliste pour 237online.com, spécialisé dans les questions de société et la vie quotidienne des Camerounais.
Mis à jour 26 juin