Drogue : une saisie majeure venue du Nigeria détruite à Kousseri
Une importante quantité de stupéfiants saisie à Kousseri, en provenance du Nigeria, a été détruite ce vendredi 21 août 2026 dans le cadre de la lutte contre le trafic et la consommation de drogues. L’opération, menée sur instructions du préfet du Logone-et-Chari, Fombelé Mathias Tayem, fait suite...
Cameroun Actuel - Portail d'information sur l'actualité au Cameroun — feedPar Cameroun Actuelvendredi 21 août 2026 à 20:43

Une importante quantité de stupéfiants saisie à Kousseri, en provenance du Nigeria, a été détruite ce vendredi 21 août 2026 dans le cadre de la lutte contre le trafic et la consommation de drogues. L’opération, menée sur instructions du préfet du Logone-et-Chari, Fombelé Mathias Tayem, fait suite à une saisie réalisée grâce à l’action conjointe des forces de défense et de sécurité. La destruction s’est déroulée sous la supervision du préfet, de son état-major et du procureur de la République, Dairou. Les autorités entendent ainsi renforcer la lutte contre les stupéfiants et protéger particulièrement les jeunes. Un comité local de sensibilisation contre la consommation de drogue a d’ailleurs été mis en place dans le département. Les chiffres de la consommation de drogue chez les jeunes grimpent au Cameroun. Les dernières statistiques du Comité national de lutte contre la drogue parlent de 15 % des jeunes Camerounais qui sont consommateurs. Et d’après le Comité la situation peut s’empirer dans les jours qui suivent. Pour lutter contre ce fléau, il pense qu’il faut miser sur la sensibilisation. Il faut indiquer qu’en 2022, à la faveur de la journée internationale contre l’abus et le trafic des drogues, célébrée le 26 juin, la Commission des droits de l’Homme du Cameroun (CDHC) rapportait que « 21 % de la population camerounaise en âge scolaire a déjà consommé de la drogue ». De ces chiffres, 10 % des jeunes étaient des consommateurs réguliers de drogue, dont 60 % âgés de 20 à 25 ans, « avec une prévalence de 15 % plus élevée en milieu scolaire ». La CDHC indiquait par ailleurs que les « substances primaires » les plus utilisées sont : le cannabis (58 %) associé au tabac, le tramadol (44 %) « devenu incontournable pour les conducteurs de motos-taxis (…) à l’origine de graves accidents de circulation », la cocaïne (12 %) ; les solvants (7 %), et l’héroïne (5 %). La Commission s’inquiétait donc de ce que « le Cameroun est considéré comme un importateur majeur et un point de transbordement pour le cannabis produit localement et acheminé vers d’autres pays africains, notamment vers le Nigeria ».
Mis à jour 21 août