Écoles laïques et confessionnelles, la discipline en question
Le débat revient chaque rentrée scolaire au Cameroun. Les établissements confessionnels affichent des taux de réussite qui donnent à réfléchir, pendant que le public peine parfois à convaincre. Michel Georges, principal du Bilingual Technical High School de Nsam, va droit au but, « l’excellence n...
237onlinePar Alain-Claude Ndomdimanche 30 août 2026 à 17:01

Le débat revient chaque rentrée scolaire au Cameroun. Les établissements confessionnels affichent des taux de réussite qui donnent à réfléchir, pendant que le public peine parfois à convaincre. Michel Georges, principal du Bilingual Technical High School de Nsam, va droit au but, « l’excellence ne consiste pas seulement à être les premiers ». Deux logiques, un même objectif affiché Dans les établissements laïcs, la discipline se construit autrement. Christophe Ngono, proviseur du Lycée de Ngousso Nkolbisson, l’admet sans détour. Ses élèves ne sont pas confrontés aux mêmes valeurs de manière obligatoire. Le règlement intérieur reste la même manière stricte de fonctionner. Chaque élève doit s’y tenir peu importe sa religion, et il n’y a pas de véritable sélection à l’entrée. « Nous voulons former des jeunes responsables, capables de réussir dans la vie », résume-t-il. Franchement, la comparaison n’est pas simple à établir sur le seul terrain des chiffres. Les valeurs qui sont fondées sur une foi ou une religion spécifique, selon Christophe Ngono, proposent une formation intégrée qui tient compte de chaque exigence. Le poids de la foi dans la formation Du côté confessionnel, l’approche assume clairement sa différence. Le père Jean-Audrey Touloulou, prêtre de l’Église catholique, défend une culture de l’accompagnement qui dépasse le simple règlement intérieur. Ses élèves sont suivis autant sur le plan académique que spirituel. Un service religieux ou moral intervient au quotidien dans certains établissements, à raison d’une prière collective. Mais on ne sait pas encore si cette proximité constante avec l’encadrement religieux explique à elle seule les résultats supérieurs souvent enregistrés. Difficile de ne pas y voir un facteur de motivation supplémentaire pour les élèves. Les deux systèmes coexistent, avec leurs forces respectives. L’école publique mise sur l’universalité et l’accessibilité, quand le confessionnel joue la carte de la proximité et du suivi individualisé. C’est un choix que les parents camerounais font chaque année, souvent en fonction du budget familial plus que de la conviction religieuse. Ne manquez aucune actualite ! Gratuit - Mises a jour en temps reel - Sur mobile et desktop Journaliste pour 237online.com, spécialisé dans les questions de société et la vie quotidienne des Camerounais.
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