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Élu à Bafoussam, Jacob Nguini ravive les tensions identitaires

Jacob Nguini, élu à Bafoussam 1er, se retrouve malgré lui au centre d’un débat qui dépasse sa personne. Originaire d’Abong Mbang, dans le Haut-Nyong, il vit pourtant à Bafoussam avec sa famille, où ses enfants sont scolarisés. Et c’est là qu’il exerce des responsabilités politiques locales. Une s...

237onlinePar Alain-Claude Ndomlundi 29 juin 2026 à 10:05
Élu à Bafoussam, Jacob Nguini ravive les tensions identitaires
Jacob Nguini, élu à Bafoussam 1er, se retrouve malgré lui au centre d’un débat qui dépasse sa personne. Originaire d’Abong Mbang, dans le Haut-Nyong, il vit pourtant à Bafoussam avec sa famille, où ses enfants sont scolarisés. Et c’est là qu’il exerce des responsabilités politiques locales. Une situation banale sur le papier. Mais au Cameroun, ça suffit pour relancer une vieille fracture. Un parcours local qui dérange certains réflexes Adjoint au maire de Bafoussam 1er, Jacob Nguini est aussi membre du Conseil régional de l’Ouest, où il occupe le poste de secrétaire à la communication. Il n’est donc pas un inconnu dans le paysage politique local, loin de là. Installé à Bafoussam depuis plusieurs années, il y possède une résidence et y mène sa vie familiale. Ses enfants y grandissent, y étudient, bref, y vivent pleinement. C’est là qu’il a construit son quotidien, et c’est là qu’il a été élu. Rien d’exceptionnel en soi. Le simple fait qu’il soit originaire d’une autre région suffit à susciter des critiques, souvent à peine voilées. Des voix s’élèvent pour remettre en cause sa légitimité, comme si l’ancrage territorial devait être figé à la naissance. Comme si vivre quelque part ne suffisait pas. Derrière le cas Nguini, une question plus large Ce débat dépasse largement la personne de Jacob Nguini. Il renvoie à une question plus profonde : celle de la citoyenneté et de l’appartenance dans un pays officiellement un et indivisible. Et pourtant, sur le terrain, les lignes bougent lentement. Très lentement. Dans plusieurs villes comme Douala, Yaoundé ou Bafoussam, des Camerounais vivent, travaillent et investissent loin de leurs régions d’origine. Ils y paient des impôts, y construisent des maisons, y élèvent leurs enfants. Ils y font leur vie, en somme. Mais leur légitimité politique reste parfois contestée. C’est un signal qui interroge. Difficile de ne pas y voir une tension persistante entre le principe républicain et certaines réalités sociales. Le droit d’être élu là où l’on vit existe. Il est reconnu. Mais son acceptation, elle, reste incomplète, comme suspendue. Une rumeur évoque même qu’une figure politique aurait conseillé à Jacob Nguini de se faire élire dans sa région d’origine. Rien ne confirme à ce stade cette information. Mais le simple fait qu’elle circule en dit long. Ne manquez aucune actualite ! Gratuit - Mises a jour en temps reel - Sur mobile et desktop Journaliste pour 237online.com, spécialisé dans les questions de société et la vie quotidienne des Camerounais.
Mis à jour 29 juin
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