Élysée Snieper condamné en Côte d’Ivoire : un an de prison avec sursis
L’influenceur camerounais Élysée Snieper a été condamné ce jour en Côte d’Ivoire à un an de prison avec sursis. Déféré devant le procureur de la République, il a été reconnu coupable de calomnie et d’atteinte à l’intégrité des institutions ivoiriennes. Il peut quitter le territoire librement, mai...
237onlinePar Jean-Paul Dzomo Nanajeudi 25 juin 2026 à 18:031 vues

L’influenceur camerounais Élysée Snieper a été condamné ce jour en Côte d’Ivoire à un an de prison avec sursis. Déféré devant le procureur de la République, il a été reconnu coupable de calomnie et d’atteinte à l’intégrité des institutions ivoiriennes. Il peut quitter le territoire librement, mais la condamnation reste suspendue au-dessus de lui pendant douze mois. La procédure a été expéditive. Déféré dans la journée, jugé dans la journée. Élysée Snieper repart libre, mais condamné, ce qui n’est pas tout à fait la même chose. Le tribunal lui a reconnu deux chefs : calomnie et atteinte à l’intégrité envers les institutions ivoiriennes, des qualifications qui visent directement le contenu de ses publications sur les réseaux sociaux. Le sursis n’est pas une relaxe. Pendant un an, si l’influenceur produit à nouveau des discours jugés haineux ou calomnieux, la peine ferme pourrait être activée. Il est certes libre de quitter le sol ivoirien, mais sous condition. Il est libre, mais ils l’ont quand même condamné. Un signal qui dépasse l’affaire personnelle La Côte d’Ivoire n’a pas choisi d’expulser Élysée Snieper sans suite. Elle a choisi de le juger, de le condamner, et de le laisser partir avec une épée de Damoclès juridique. C’est un choix délibéré, et le signal est clair : les États africains commencent à traiter les influenceurs comme des acteurs soumis au droit commun de la presse et de l’expression publique. Franchement, cette affaire pose une question qui dépasse Élysée Snieper : jusqu’où un ressortissant étranger peut-il commenter les affaires intérieures d’un pays depuis les réseaux sociaux sans s’exposer à des poursuites locales ? Pour la communauté camerounaise de la diaspora en Côte d’Ivoire, et pour les créateurs de contenu qui couvrent l’actualité ivoirienne depuis Douala ou Yaoundé, cette condamnation ne passera pas inaperçue. Ne manquez aucune actualite ! Gratuit - Mises a jour en temps reel - Sur mobile et desktop Journaliste pour 237online.com, Jean-Paul Dzomo Nana couvre l'actualité politique et diplomatique du continent africain.
Mis à jour 25 juin