Faris Moumbagna : trois minutes pour délivrer l’OM
Faris Moumbagna a marqué de manière spectaculaire des point lors du match de l’OM contre Troyes. Marseille se porte très mal en ce début de saison après avoir vendu ses meilleurs éléments. Alors que son équipe est acculé, c’est le camerounais qui provoque le penalty du 2-0 dans le temps additionn...
Camfoot.com - la Référence du football camerounais — feedPar Ekene Nguenglundi 12 octobre 2026 à 18:281 vues

Faris Moumbagna a marqué de manière spectaculaire des point lors du match de l’OM contre Troyes. Marseille se porte très mal en ce début de saison après avoir vendu ses meilleurs éléments. Alors que son équipe est acculé, c’est le camerounais qui provoque le penalty du 2-0 dans le temps additionnel, après une hésitation visible avec Himad Abdelli pour le choix du tireur. Le résumé d’une entrée qui a tout changé pour le Lion Indomptable. Entré à la 87e, décisif à 90’+7 À la 87e minute, Bruno Genesio lance Faris Moumbagna à la place d’Igor Paixão. L’OM mène 1-0 à Troyes, sur un but d’Harit à la 50e, mais tremble : à 90’+1, Ripart trouve le poteau de De Lange. C’est dans ce match qui chavire que le Camerounais entre en scène. Lireaussi Côte d’Ivoire – Cameroun : Amad Diallo revient sur le match et fait une déclaration forte ! Cardiff – Watford : Keben et les Hornets en quête d’un sursaut Atlético – Man United : Mbeumo et Baleba face à l’ogre colchonero Eyüpspor – Göztepe : Bokele, le ciment d’une défense en crise TROYES – OM : FARIS MOUMBAGNA DÉCISIF À 90’+3, il obtient un premier coup franc après une faute de Junior Diaz, le défenseur troyen. À 90’+5, il arme une frappe qui s’envole — le direct de 20 Minutes parle d’une « frappe cataclysmique », en se demandant même « s’il souhaitait marquer là-dessus ». Deux minutes plus tard, la même insistance paie. Le penalty provoqué, minute par minute 90’+7. Junior Diaz tente une passe en retrait vers son gardien. La passe est manquée. Moumbagna, qui a flairé le coup, s’engouffre et va défier Patrick Beach, le gardien australien arrivé cet été à Troyes. Le contact est inévitable. Le Camerounais s’écroule dans la surface, déséquilibré par le portier. Guillaume Paradis désigne sans aucune hésitation le point de penalty. La fiche de OM – ESTAC Le geste dit tout du joueur : flair, puissance, refus de lâcher une balle perdue. Diaz, qui l’avait déjà fauché à 90’+3, offre cette fois le but sur un plateau avec sa passe ratée. « Quelle erreur de Diaz qui met son gardien dans la mouise », résume 20 Minutes. Un manque de classe de Abdelli Himad Abdelli, milieu cadre et international algérien, prend le ballon. Il transforme d’une frappe du pied droit dans le petit filet gauche. Le break est fait. Mais l’hésitation qui a précédé interroge : trois minutes après son entrée, auteur de la faute provoquée, Moumbagna semblait vouloir se faire justice lui-même. Disons-le : laisser ce penalty à Moumbagna aurait été la moindre des élégances. Le Camerounais tente de retrouver son meilleur niveau après une longue absence qui l’a tenu éloigné des terrains. Dans ces conditions-là, un but ne vaut pas qu’un point au tableau : il valide des mois d’efforts, il répare une confiance, il peut relancer définitivement un attaquant. Abdelli, lui, avait déjà réussi sa soirée parmi les meilleurs Marseillais à Troyes, cadre et titulaire indiscutable. En gardant le ballon, l’Algérien a privé son coéquipier du déclic dont il avait le plus besoin. Le football a ses hiérarchies, et elles ont leurs raisons. Mais il a aussi ses gestes qui forgent un vestiaire. Celui-là, Abdelli ne l’a pas fait. En trois minutes à Troyes, Faris Moumbagna a rappelé pourquoi l’OM l’a fait venir : flairer le coup que personne ne sent, défier le gardien, obtenir la faute. Le penalty provoqué à 90’+7 vaut trois points qui sortent Marseille de la zone rouge. Reste l’amertume : en confisquant le ballon, Abdelli a peut-être retardé la résurrection d’un coéquipier qui en avait besoin — un manque de classe, même si la hiérarchie lui donnait raison. Pour le Lion, l’essentiel demeure : chaque entrée comme celle-là le rapproche d’une place de titulaire. Et le débat qui suivra.
Mis à jour 12 oct.