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Faux décrets de Paul Biya : comment un cadre de la CRTV a évité un scandale d’État

Une tentative présumée de diffusion de faux documents attribués à la présidence camerounaise aurait été déjouée ces derniers jours à la Cameroon Radio Television (CRTV), selon des informations relayées par le journaliste Polycarpe Essomba. D’après son récit, un individu s’est présenté au siège de...

Cameroun Actuel - Portail d'information sur l'actualité au Cameroun — feedPar Cameroun Actuellundi 22 juin 2026 à 19:37
Faux décrets de Paul Biya : comment un cadre de la CRTV a évité un scandale d’État
Une tentative présumée de diffusion de faux documents attribués à la présidence camerounaise aurait été déjouée ces derniers jours à la Cameroon Radio Television (CRTV), selon des informations relayées par le journaliste Polycarpe Essomba. D’après son récit, un individu s’est présenté au siège de la télévision publique avec un pli présenté comme provenant de la présidence de la République. Le document aurait contenu deux textes : l’un portant nomination d’un vice-président de la République et l’autre annonçant la formation d’un nouveau gouvernement. « On a frôlé la catastrophe institutionnelle. Il y a une semaine, un quidam se ramène à la CRTV. Très sérieux, il est porteur d’un document qu’il dit de la première importance, venu du saint cénacle d’Etoudi. Le document, insiste-t-il, doit être lu comme à l’habitude à la radio, dans le journal parlé de 17 h. Charles NDONGO, le patron de l’Office, est absent. Il revient à Aimé Robert BIHINA, l’un des cadres de la maison, de procéder aux diligences. Le document sous pli fermé qu’il découvre a toutes les apparences d’un authentique : les sceaux connus de la présidence de la République et la signature du Chef de l’État. Deux textes. L’un porte nomination du vice-président et l’autre porte sur la nouvelle équipe gouvernementale. Aimé Robert, en journaliste expérimenté, rompu aux usages en la matière, est quand même habité par un doute. Il décharge le document mais s’empresse de s’enquérir auprès de sa hiérarchie de la démarche à tenir. Une circonscription que partagera plus tard Charles NDONGO, qui à son tour joint Genève. Le document prétendument issu du cabinet civil va s’avérer être un faux authentique. Un fake… Le quidam est depuis aux arrêts et en exploitation. Imaginons un instant que ces documents aient été lus ! La pagaille que cela aurait provoquée au cœur du système et des institutions ? N’était-ce pas là un projet de coup d’État en douce ? Vos avis ?« , écrit Polycarpe Essomba. Cela fait plus d’une semaine que le président Paul Biya a quitté le Cameroun le 7 juin pour ce que la présidence a qualifié de « bref » séjour privé en Europe. La date de son retour n’a pas été communiquée, mais ses précédents séjours de vacances duraient généralement entre 20 et 30 jours, voire plus. Cette fois-ci, il a quitté le pays à un moment critique, car beaucoup s’attendent à un remaniement de la direction du pays suite à sa victoire contestée à l’élection présidentielle de 2025. Le 31 décembre 2025, l’homme de 93 ans a déclaré qu’il formerait prochainement un nouveau gouvernement et remanierait la direction des entreprises publiques. Or, cela n’a pas encore été fait. Le dernier remaniement ministériel de Paul Biya remonte à 2019, peu après l’élection présidentielle de 2018. Alors que la nomination de nouveaux ministres était attendue, le président a déposé un projet de loi au Parlement en mars 2026, modifiant la Constitution et rétablissant le poste de vice-président, supprimé en 1972. Il l’a ensuite promulgué. Cette décision a déplacé l’attention de la formation du gouvernement vers la question de la succession constitutionnelle de Paul Biya. Selon la nouvelle loi, en cas de vacance du poste de vice-président, celui-ci terminera le mandat présidentiel avant la tenue d’élections. Seulement, le peuple attend encore la nomination de ce vice-président providentiel.
Mis à jour 22 juin
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