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Félicité Owona parle de la leçon de diplomatie de la paix de nos lionnes indomptables

La Médiatrice Internationale, Experte internationale en gouvernance et genre, Universitaire et Avocate, soutient que face à l’adversité, nos joueuses ont fait montre d’une véritable diplomatie […]

ActuCamerounPar Armand Djaleuvendredi 21 août 2026 à 05:591 vues
Félicité Owona parle de la leçon de diplomatie de la paix de nos lionnes indomptables
En ma qualité de co-première Médiatrice pour la Paix au sein du réseau FemWise-Africa de l’Union Africaine (Réseau des femmes africaines en matière de prévention des conflits et de médiation), aux côtés de mon estimée consœur Me Sarah B., et forte de l’expérience acquise sous l’autorité inspirante du Panel des Sages au cours du mandat historique 2018-2024 ; d’Experte internationale en gouvernance et genre ; de Maman et de Femme tout simplement, j’entends voir dans le sacre héroïque de nos Lionnes à la CAN Féminine 2026 face au Malawi (3-0) bien plus qu’un simple succès sportif. C’est la preuve éclatante que lorsque le génie camerounais s’exprime dans l’unité, le travail et la discipline, aucune cime ne lui est inaccessible. Mais c’est surtout le porteur d’un message fort : AIMER CEUX QUE L’ON NE PEUT ÉVITER ! Face à l’adversité, nos joueuses ont fait montre d’une véritable DIPLOMATIE DE LA PAIX. Sans distinction d’ethnie ni de rang social, elles ont prouvé au monde, par leur solidarité, leur fair-play et leur maturité, que la plus grande des forces réside dans l’unité, le collectif et surtout la BIENVEILLANCE. Dans un pays riche de prétextes pour nous diviser, ces très jeunes femmes inculquent une théologie de la tolérance. Était-il facile pour Jésus d’aimer Pierre, tout en sachant qu’il le renierait ? N’a-t-il pas lavé les pieds de TOUS ses disciples, y compris ceux de Judas Iscariote dont il connaissait le projet de trahison (Jean 13, 2-5) ? Sachons nous agenouiller pour toucher la saleté de ceux avec lesquels nous sommes condamnés à vivre, et lavons leurs divergences par notre gentillesse. En vérité, nous sommes tous COINCÉS dans ce CAMEROUN : celui du Mboa, celui de la diaspora (11e province théorisée dans mon livre sur le vote des Camerounais de l’étranger, 2018), comme celui de nos frères mécontents d’ici ou d’ailleurs. Coincés, enchaînés, irrémédiablement liés les UNS aux AUTRES par la géographie, la chronologie et l’histoire. Cet état porte un nom : la « coincophobie », dont la racine coinco signifie « immobilisé », « acculé ». TÔT ou TARD, nous serons condamnés à AIMER CEUX QUE L’ON NE PEUT ÉVITER. Il existe trois manières de gérer cette coincophobie : FUIR, COMBATTRE, PARDONNER ! Dans un environnement empreint de tabous sexistes, nos Lionnes auraient pu FUIR, ou choisir le COMBAT contre tous ceux opposés à leur vocation (famille et tiers bien-pensants) en faisant de leur vie un ring de boxe. Elles ont décidé d’AIMER, en assumant un parcours atypique. Ce sacre d’ex- « repêchées » nous rappelle une vérité essentielle, qui s’inscrit dans la digne lignée des valeurs de rigueur intellectuelle, de service public et de paix qui m’ont été transmises in personam en héritage familial : il y a quelque chose de plus grand que nos personnes, le CAMEROUN. Au bout du compte, c’est l’amour de la Patrie, le respect de la différence et la tolérance qui gagnent TOUJOURS. Il est de notre DEVOIR de faire taire nos divisions — mépris ethnique ou tribalistique, préjugés de rang social, ou le « dédainisme » d’autrui (terme que j’invente à l’instant) — pour ne célébrer que ce qui nous RASSEMBLE.
Mis à jour 21 août
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