Ferdinand Nana Payong : 35 années d’engagement au service du livre, du savoir et de la jeunesse
Ce mardi, 11 août 2026, la bourse du livre, dont le promoteur est Ferdinand Nana Payong, célèbre, à Yaoundé, les 35 ans d’engagement au service […]
ActuCamerounPar Armand Djaleumercredi 12 août 2026 à 06:271 vues

Ce mardi, 11 août 2026, la bourse du livre, dont le promoteur est Ferdinand Nana Payong, célèbre, à Yaoundé, les 35 ans d’engagement au service du livre, du savoir et de la jeunesse. À l’occasion de cet événement, ce spécialiste de la communication et du marketing a échangé avec la presse nationale et internationale hier à Yaoundé. Question de discuter, entre autres, de la problématique de la démocratisation de l’accès au livre, de la démultiplication des photocopies, vice participant à tuer le marché du libre et à entraîner la mort programmée des éditeurs, informe Serge Aimé Bikoi. Lire ici son texte : L’un des phénomènes graves observés dans les établissements scolaires de nos jours est celui des photocopies que font bien d’élèves ne disposant pas des livres de Français, de Mathématiques, de Sciences naturelles, de Physiques, de Chimie, etc. Ferdinand Nana Payong, promoteur de la bourse du livre, constate que les photocopies qu’affectionne la progéniture scolaire pose un problème éthique lié à la mort programmée des éditeurs. « Si les éditeurs sont morts parce qu’on peut se contenter, dans une classe, de photocopier des livres entiers au détriment de l’éditeur qui a financé, qui a investi. Mais si l’éditeur meurt, celui qui va profiter de l’éditeur lui aussi va mourir, c’est-à-dire le libraire », indique F. Nana Payong. C’est à travers l’évocation de ce problème préoccupant liée la prolifération des photocopies, responsable de la disparition progressive des éditeurs que F. Nana Payong a situé dans quel contexte il célèbre, aujourd’hui, les 35 années de la bourse du livre. Le promoteur de cet événement appelle les Hommes de médias, les férus et mordus de la lecture, de l’écriture et de la culture à expliquer aux parents et à les aider à promouvoir les solutions nobles afin que les élèves ne se limitent pas à photocopier la page à 25 francs dans un inconfort visible. L’auteur estime qu’en élargissant les espaces de marchés du livre, quiconque qui s’investit dans ce domaine de compétences peut parvenir à engranger les dividendes plus colossales, au moins quatre fois plus. « L’éditeur qui a mis 10.000 livres au programme et qui espère vendre 80% de ces 10.000 livres devrait pouvoir être intéressé parce que nous faisons en sorte qu’il y ait des bénéfices. C’est pourquoi je tiens à saluer les pouvoirs publics qui ont compris que l’on peut avoir des solutions pour que le Camerounais qui est à Bambili ou à Yoko se sente concerné par les histoires du Cameroun au même titre que celui qui est à Yaoundé ou à Douala et qui est fils de quelqu’un qui a plus de moyens ».
Mis à jour 12 août