FIFA : Martin Camus Mimb appelle l’Afrique à profiter de la guerre contre Infantino
La contestation autour de la gouvernance de la FIFA prend une nouvelle dimension avec la mobilisation d’anciens grands noms du football contre Gianni Infantino. Dans une analyse publiée sur les réseaux sociaux, le journaliste camerounais Martin Camus Mimb estime que cette bataille ne doit toutefo...
Cameroun Actuel - Portail d'information sur l'actualité au Cameroun — feedPar Cameroun Actuelmercredi 26 août 2026 à 11:131 vues

La contestation autour de la gouvernance de la FIFA prend une nouvelle dimension avec la mobilisation d’anciens grands noms du football contre Gianni Infantino. Dans une analyse publiée sur les réseaux sociaux, le journaliste camerounais Martin Camus Mimb estime que cette bataille ne doit toutefois pas détourner l’Afrique de ses propres intérêts. Pour Martin Camus Mimb, l’enjeu dépasse cependant la personne de Gianni Infantino. « Aucun des voleurs ne se bat pour l’Afrique », estime-t-il, appelant le continent à ne pas se contenter de choisir un camp dans une bataille dont les motivations seraient d’abord liées aux intérêts des différentes puissances du football mondial. Le journaliste propose ainsi aux acteurs africains de profiter de la prochaine élection à la présidence de la FIFA, prévue en 2027, pour présenter leurs propres exigences. Lire l’analyse de Martin Camus Mimb : « UNE INFANTERIE CONTRE INFANTINO… Le Collectif s’appelle « TROP CEST TROP! ». Pour le moment et en attendant les ralliements annoncés, il est constitué essentiellement d’anciens footballeurs : Emmanuel Petit : champion du monde 1998, initiateur du communiqué, Mikaël Silvestre : ancien défenseur de Manchester United, engagé dans des panels FIFA contre le racisme, Olivier Dacourt : ex-international français, co-signataire du texte, Bixente Lizarazu et Robert Pirès : autres champions du monde français, Didier Drogba : figure africaine majeure, ancien capitaine de la Côte d’Ivoire, Emmanuel Adebayor : ex-capitaine du Togo, Juan Sebastián Verón : légende argentine, Claudio Pizarro : ancien attaquant péruvien, Lucy Bronze : internationale anglaise, double championne d’Europe, Briana Scurry : gardienne américaine, championne du monde 1999. On annonce d’autres footballeurs en activité comme Mbappé, Kane ou Yamal. Que reprochent-ils à l’actuel Président de la FIFA ? Mieux, quelles sont leurs critiques ? Réforme immédiate de la gouvernance de la FIFA : ils dénoncent une dérive vers les intérêts privés au détriment du football. – Voix directe pour les joueurs et les supporters : exigence d’un droit de regard réel sur les décisions. – Critique du projet FIFA Forward Enterprise : tentative de céder une part des droits commerciaux à des investisseurs privés, abandonnée sous pression des confédérations. C’est une tempête de plus, ajoutée à celle menée depuis quelque temps par l’UEFA, la Concacaf et l’AFC. Infantino peut pour le moment compter sur la CAF et aussi sur des anciens footballeurs comme Samuel Eto’o, l’ancienne star du Barça qui est montée au filet dans une interview à CNN, pour apprécier la gouvernance d’Infantino. Il en a besoin, l’oxygène des soutiens commence à se faire rare, plus on va en altitude des prochaines élections. Mon avis sur tout cela ? Je ne suis ni pour, ni contre le départ d’Infantino. Cela ne changera pas grand-chose au sort de l’Afrique, toujours en périphérie des grandes décisions. Même ses adversaires se battent pour conforter les positions qui leur échappent, mais jamais à l’avantage de l’Afrique. Qu’est-ce qu’il y a lieu de faire ? Réunir les forces de proposition africaines pour rédiger un mémorandum de proposition pour le développement du football africain. Ce document, qui devra réparer toutes les frustrations africaines sur la représentativité dans les compétitions, le financement des fédérations et la représentativité africaine au sein du comité exécutif de la FIFA, devrait permettre de commercer sur le plus offrant. Ce qui se passe sous nos yeux est la caricature de la fable des voleurs et de l’âne. Aucun des « voleurs » ne se bat pour l’Afrique. C’est là que le Continent doit devenir le troisième larron, pour saisir Maître Aliboron. Le moment n’a jamais été aussi propice pour négocier. Cette « guerre » n’est connue de nous que parce que les positions d’intérêts se sont éloignées, avec les amitiés américaines d’Infantino. Personne ne s’est levé pour défendre les supporters africains interdits de visa pour la Coupe du monde. Personne ne s’est levé pour revendiquer pour l’Iran délocalisé manu militari. Personne n’a porté le combat de l’arbitre somalien refoulé comme un malpropre. Personne ne s’est insurgée contre la Can tous les quatre ans. Parce que l’Europe qui chiale n’y trouvait pas son intérêt. C’est son droit. L’Afrique doit donc le savoir, il ne s’agit pas de ses intérêts ici. Mais des querelles d’intérêts sur son dos. Cette élection est une occasion de rabattre les cartes. Martin Camus MIMB »
Mis à jour 26 août