Fonctionnaires de police et des usagers en danger : Shanda Tonme écrit à Martin Mbarga Nguélé
Le Médiateur Universel, Président de la Commission indépendante contre la corruption et la discrimination (Comicodi), Président du Mouvement Populaire pour le Dialogue et la Réconciliation […]
ActuCamerounPar Armand Djaleumercredi 12 août 2026 à 19:03

Monsieur le Délégué, J’ai le cœur serré, le moral en berne et l’esprit en révolte complète. Ce que j’ai vu à Mokolo, à la nouvelle direction régionale de la police judiciaire du Centre, m’a profondément bouleversé et choqué. Pour un ouvrage qui moins de dix ans ? Je n’arrive pas à comprendre comment des compatriotes, appelés à construire leur pays, peuvent commettre de tels crimes, empocher l’argent et livrer un travail à faire réveiller même les morts et convaincre même les plus tendres des chrétiens, de se détourner du pardon pour ne plus prêcher que la sanction, la condamnation, les fusillades sur la place publique et la pendaison des coupables. Monsieur le Délégué, cher papa et cher compatriote, je connais votre attachement à l’ordre, à la paix et à l’avancement de notre pays. Nous avons régulièrement et permanemment plaidé dans ce sens, pour notre pays, pour son destin heureux, pour la réconciliation, le dialogue et le vivre ensemble. Je suis certain que ce qui s’est passé sur le chantier de cet ouvrage vous a complètement échappé. C’est la désolation totale là-bas, et les commérages s’amplifient à ce propos. C’est tout simplement indigeste, difficile à pardonner. Même si je ne plaiderai pas pour que les auteurs de cette ignoble tricherie et injure contre l’Etat, contre la police, contre notre morale soient pendus sur la place publique, j’insiste gravement pour recommander qu’ils soient interpellés, sanctionnés et envoyés en asile psychiatrique. Et si quelqu’un de près ou de loin a contribué à faciliter ce vol, qu’il subisse le même sort. Je vous fais confiance, monsieur le Délégué, sachant que vous n’hésitez pas à avoir la main lourde quand l’honneur du Cameroun est souillé, quand il est moqué, quand il est menacé. Ne laissez pas respirer plus longtemps l’air libre les auteurs. Ils ont attaqué la république. Nous ne pouvons pas continuer à accepter cela, parce que les générations qui arrivent, pourront même déterrer nos cadavres pour les juger. De cette situation, je retiens que nous devons absolument assurer une supervision stricte et le plus grand contrôle sur les travaux en cours de l’imposant immeuble cinquantenaire qui l’immeuble des services centraux à Yaoundé, de même que de la direction nationale de la police judiciaire. Jamais plus ce qui s’est passé pour la DRPJC. Comme toujours, je saisis l’occasion pour vous renouveler mes félicitations pour la délivrance des passeports et des cartes nationales d’identité, même si tout n’est pas encore parfait dans le système qui est encore en rodage. Au moins, il n’y a plus de bruits sur ces questions-là, et nous sommes tous honorés et fiers. Je termine en vous redisant toute mon affection et mon encouragement. Notre police est à la hauteur des défis. Très hautes et patriotiques considérations./.
Mis à jour 12 août