Georges Dougueli dénonce une communication « fondée sur le mensonge » autour de l’absence de Paul Biya
Dans une prise de position intitulée « Ici, on ne ment pas », Georges Dougueli s’interroge sur les messages contradictoires diffusés autour de l’absence du président Paul Biya. Le journaliste relève que deux versions s’opposent : selon certains médias, le chef de l’État serait retenu à Genève pou...
Le bled parle : Actu cameroun info net - Journal Cameroun Web — feedPar JBM, Lebledparle.comlundi 10 août 2026 à 14:48

Dans une prise de position intitulée « Ici, on ne ment pas », Georges Dougueli s’interroge sur les messages contradictoires diffusés autour de l’absence du président Paul Biya. Le journaliste relève que deux versions s’opposent : selon certains médias, le chef de l’État serait retenu à Genève pour des raisons de santé, tandis que ses collaborateurs assurent qu’il « n’est pas malade » et qu’il poursuit normalement son travail. Pour le grand reporter de Jeune Afrique, ces deux récits ne peuvent être simultanément exacts. « Le Cameroun vit entre deux récits issus de deux sources crédibles mais totalement opposées alors qu’ils portent sur le même sujet : la santé du président de la République », écrit-il. Il ajoute : « L’une, au moins, des deux versions est un mensonge. Dans les deux cas, c’est gravissime. Il est inadmissible que la presse diffuse une fausse nouvelle (…). Mais il y a pire encore, c’est que de hautes autorités d’un État se permettent de mentir au peuple souverain. C’est une trahison imprescriptible et impardonnable » S’adressant enfin aux responsables de la communication présidentielle, Georges Dougueli formule une recommandation symbolique : « Si j’avais un conseil à leur donner, ce serait de poser un écriteau sur la porte d’entrée du bureau des communicants présidentiels avec une inscription en lettres d’or : « Ici, on ne ment pas ». Communiquer n’est pas – et ne sera jamais – mentir » Une déclaration qui relance le débat sur la transparence de la communication publique dans un contexte politique particulièrement scruté.
Mis à jour 10 août