Graves interrogations relativement à la cession de Sosucam : Shanda Tonme écrit au premier ministre
Le Médiateur Universel, Président de la Commission indépendante contre la corruption et la discrimination (Comicodi), Président du Mouvement Populaire pour le Dialogue et la Réconciliation […]
ActuCamerounPar Armand Djaleujeudi 20 août 2026 à 18:011 vues

En effet il me revient de diverses sources crédibles, que le gouvernement ne mettrait pas suffisamment en avant la préférence nationale pour la reprise de cette unité industrielle stratégique. Le fait est assez grave, s’il est confirmé, pour soulever des questionnements sur les options de notre politique économique, et même sur la gestion du pays en général s’agissant de la volonté effective de construire, de progresser et de valoriser les compétences, les génies et les ambitions qui existent et qui nous sont propres. Je m’interdis à ce propos, de revenir sur quelques cas passés qui ont défrayé la chronique, notamment les cas des banques étrangères quittant le pays, dont la reprise a été laissée explicitement à d’autres étrangers. Bien évidemment, je ne viens pas vous renseigner sur les supputations, les commentaires et les récriminations qu’une telle orientation déchaîne dans l’opinion publique nationale et internationale. Dans le cas d’espèce de la SOSUCAM, il est ouvertement renseigné que de valeureux nationaux auraient été écartés. Il est encore mieux renseigné que des Libanais, des Indiens, des Chinois et des Turques, obtiendraient toutes sortes d’avantages, de privilèges, de facilités et exonérations refusés à des nationaux. C’est inacceptable. Dans tous les cas, nous portons tous une responsabilité devant l’histoire, concernant les écarts, fautes, errements conscients et inconscients qui auraient pour but, de privilégier les investisseurs et industriels étrangers, par rapport aux nationaux. Si au lendemain de l’accession à la souveraineté internationale, on pouvait croire à l’incapacité, l’impréparation technique, financière, logistique et intellectuelle des nationaux, ce n’est plus le cas aujourd’hui. Les nationaux sont prêts, nous sommes prêts et fiers de l’être, prêts à relever le défi de la construction, du développement économique et de l’émergence industrielle. C’est le lieu de mentionner que de l’extérieur, personne ne comprend réellement pourquoi des nationaux camerounais, seraient privés d’évoluer pleinement et souverainement avec la confiance et le soutien total du gouvernement. Cette affaire, si elle en reste à une vision fracturée, sectaire, délabrée, et souillée par des considérations ethno-tribales sans souci de privilégier les intérêts nationaux, pourrait graver en lettres de honte et d’obscurantisme, le nom de notre pays dans les annales de la décrépitude économiques mondiale. Beaucoup d’analystes honnêtes, ne manquent pas d’ailleurs de voir dans cet exemple, les raisons d’un retard de notre pays dans nombre de secteurs, en dépit d’une dotation naturelle de richesses et de génies qui en fait un véritable scandale et une trahison de la volonté de dieu. Dans tous les cas, je compte sur vous et fait confiance au progrès de notre pays, avec ma très haute considération./.
Mis à jour 20 août