Hommage à Dipanda Mouelle : la Cour suprême salue 28 ans de justice
28 ans. C’est le temps qu’Alexis Dipanda Mouelle a passé à la tête de la Cour suprême du Cameroun, d’abord comme Procureur général pendant quatre ans, puis comme premier président de 1990 à 2014. Hier, c’est dans les murs mêmes de cette institution que magistrats, avocats, greffiers et notaires s...
237onlinePar Alain-Claude Ndomvendredi 26 juin 2026 à 10:40

28 ans. C’est le temps qu’Alexis Dipanda Mouelle a passé à la tête de la Cour suprême du Cameroun, d’abord comme Procureur général pendant quatre ans, puis comme premier président de 1990 à 2014. Hier, c’est dans les murs mêmes de cette institution que magistrats, avocats, greffiers et notaires se sont inclinés devant sa dépouille. Un hommage judiciaire rare, rendu à un homme qui aura marqué la justice camerounaise d’une empreinte difficile à effacer. La Cour suprême face à sa propre histoire La cérémonie s’est tenue en présence du représentant du chef de l’État, le ministre d’État Laurent Esso, garde des Sceaux, ainsi que du Premier ministre Joseph Dion Ngute, du président du Conseil constitutionnel Clément Atangana et de l’ensemble du corps judiciaire. Franchement, pour une institution habituée au silence, c’était une mobilisation impressionnante. C’est la Procureure générale près la Cour suprême, Marie-Claire Dieudonnée Nseng-Elang, qui a porté la parole de l’institution. Elle a salué un homme qui savait rassembler, « jusque dans les dossiers les plus complexes », et qui avait contribué, par sa plume, à forger et unifier la jurisprudence camerounaise. Elle a rappelé qu’il était le concepteur des répertoires chronologiques de la jurisprudence de la Cour en matière civile, pénale, sociale et traditionnelle, un héritage qu’elle a qualifié de « précieux » et que « nous avons le devoir de poursuivre ». Son héritage juridique restera gravé dans les annales de la justice, a-t-elle déclaré. Un homme de conviction, selon ses propres mots Le Procureur général a brossé le portrait d’un magistrat « hors hiérarchie », au sens le plus fort : quelqu’un qui incarnait « avec rigueur et loyauté les valeurs cardinales » de la justice camerounaise, à savoir l’égalité de tous devant la loi et l’impartialité. « Homme de conviction, juriste émérite et loyal, il a consacré sa vie entière à la consolidation républicaine », a-t-elle ajouté. Ces mots, prononcés dans l’enceinte même où Dipanda Mouelle a passé l’essentiel de sa carrière, avaient un poids particulier. Pourtant, on ne sait pas encore ce que l’institution retiendra formellement de son passage, ni si des mesures concrètes seront prises pour pérenniser son œuvre documentaire. La réhabilitation de l’immeuble abritant la Cour suprême, entreprise sous sa présidence, reste l’une de ses réalisations les plus visibles. Un bâtiment rénové pour une institution qui lui doit beaucoup. Ne manquez aucune actualite ! Gratuit - Mises a jour en temps reel - Sur mobile et desktop Journaliste pour 237online.com, spécialisé dans les questions de société et la vie quotidienne des Camerounais.
Mis à jour 26 juin