« Hommes criminels, pas féminicides » : Jean De Dieu Momo fustige, mais se désolidarise du terme « féminicide »
Le débat sur les violences faites aux femmes prend une nouvelle tournure. Au lendemain de plusieurs affaires ayant récemment défrayé la chronique, Jean De Dieu Momo a exprimé son indignation à travers une sortie remarquée sur les réseaux sociaux. Le ministre estime que le terme « féminicide », dé...
Le bled parle : Actu cameroun info net - Journal Cameroun Web — feedPar LMZmercredi 26 août 2026 à 21:451 vues

Le débat sur les violences faites aux femmes prend une nouvelle tournure. Au lendemain de plusieurs affaires ayant récemment défrayé la chronique, Jean De Dieu Momo a exprimé son indignation à travers une sortie remarquée sur les réseaux sociaux. Le ministre estime que le terme « féminicide », désormais largement employé pour désigner les meurtres de femmes en raison de leur genre, atténue selon lui la réalité des faits. « Hommes criminels. Parlez-moi des hommes assassins et non de féminicides », lance-t-il d’emblée. Dans son message, Jean De Dieu Momo dénonce avec virulence les auteurs de ces violences, qu’il considère avant tout comme des criminels. « Ce mot est trop pudique pour masquer comme un cache-sexe de véritables criminels qui s’arrogent le droit de tuer sous prétexte qu’ils sont des maris ou des partenaires sexuels ! », écrit-il. Le membre du gouvernement appelle ainsi à une réponse pénale beaucoup plus ferme. « Il faut une répression sans faiblesse contre ces assassins », insiste-t-il. Un appel aux témoins à intervenir Au-delà de la responsabilité des auteurs, Jean De Dieu Momo interpelle également les personnes présentes lors de ces scènes de violences. Selon lui, les témoins ne doivent pas rester passifs face à de tels actes. « Les voisins et ceux qui sont présents sur la scène de ces crimes ont le droit d’empêcher le criminel de continuer ses actes de violence et de conduire, sans violence et sans risque pour eux-mêmes, les criminels auprès des autorités », affirme-t-il. Le ministre rappelle également que l’inaction peut avoir des conséquences judiciaires. « L’acte de mariage n’est pas une licence pour tuer ! Ceux qui assistent à ces crimes sans intervenir peuvent aller en prison. Cela suffit ! », conclut-il. Cette prise de position intervient alors que plusieurs affaires de femmes tuées dans des circonstances impliquant leurs conjoints ou partenaires ont récemment alimenté l’actualité au Cameroun. Ces drames ont relancé les appels à un renforcement des sanctions pénales, à une meilleure protection des victimes de violences conjugales et à une mobilisation accrue de la société contre ce phénomène.
Mis à jour 26 août