Indira Baboke agressée à Dubaï à cause de fausses accusations
Indira Baboke, jeune médecin camerounaise en formation aux Émirats arabes unis, a été verbalement agressée en pleine rue à Dubaï par un groupe de compatriotes. Motif invoqué : des accusations relayées depuis des mois sur les réseaux sociaux, qui lui prêtent des permis miniers et une participation...
237onlinePar Alain-Claude Ndommardi 30 juin 2026 à 12:32

Indira Baboke, jeune médecin camerounaise en formation aux Émirats arabes unis, a été verbalement agressée en pleine rue à Dubaï par un groupe de compatriotes. Motif invoqué : des accusations relayées depuis des mois sur les réseaux sociaux, qui lui prêtent des permis miniers et une participation au « pillage de l’or du Cameroun ». Des accusations que ni le ministère des Mines ni la Société Nationale des Mines du Cameroun n’ont jamais confirmées par le moindre document officiel. Indira rattrapée par des rumeurs qu’aucun document n’étaye Indira Baboke a soutenu sa thèse de médecine en juin 2025 à l’Hôpital Général de Yaoundé, sur les malformations vasculaires intracrâniennes. Après cette soutenance, elle part aux Émirats arabes unis pour compléter sa formation. C’est là, à Dubaï, alors qu’elle attendait un taxi, qu’elle est reconnue, interpellée et agressée verbalement par des Camerounais qui la tenaient pour coupable. Son nom n’apparaît dans aucun registre officiel, mais ça n’a suffi à personne pour s’arrêter. Les accusations qui circulent contre elle depuis plusieurs mois émanent de comptes se présentant comme des « lanceurs d’alerte ». Aucune pièce administrative, aucune décision d’attribution de permis, aucun document du ministère des Mines ou de la Sonamines ne vient étayer ces affirmations. Pourtant, répétées en boucle, elles ont fini par s’ancrer comme des certitudes chez une partie de l’audience qui les consommait sans les questionner. Quand la rumeur produit des effets bien réels Le truc c’est que l’agression physique est l’aboutissement logique d’une campagne de diffamation non contrôlée. Ce qui commence par une publication, sans preuve, sans recoupement, peut finir par mettre en danger une personne réelle, à 4 000 kilomètres de chez elle. Être lanceur d’alerte suppose des faits vérifiables et une rigueur minimale. Sans cela, la démarche bascule dans la diffamation, avec des conséquences concrètes sur la sécurité et la réputation des personnes visées. Le cas d’Indira Baboke illustre ce glissement de façon brutale. Une jeune femme qui a consacré ses études à la neurochirurgie vasculaire se retrouve agressée par des compatriotes convaincus de sa culpabilité, sur la seule foi de vidéos jamais vérifiées. Difficile de ne pas y voir une responsabilité directe de ceux qui ont relayé ces accusations sans la moindre précaution. On ne sait pas encore si des poursuites judiciaires seront engagées contre les auteurs de l’agression ou contre ceux qui ont alimenté la campagne. Mais le dossier existe, et il est documenté. Ne manquez aucune actualite ! Gratuit - Mises a jour en temps reel - Sur mobile et desktop Journaliste pour 237online.com, spécialisé dans les questions de société et la vie quotidienne des Camerounais.
Mis à jour Il y a 6j