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Industrie au Cameroun : descente surprise et fermetures annoncées

Le 25 juin 2026 à 10h40, le ministre par intérim des Mines, de l’Industrie et du Développement technologique, Fuh Calistus Gentry, conduisait une délégation dans une visite inopinée sur un chantier de Missolé 1, arrondissement de la Dibamba, département de la Sanaga-Maritime. Pas de permis d’impl...

237onlinePar Laurent Dibyjeudi 2 juillet 2026 à 09:13
Industrie au Cameroun : descente surprise et fermetures annoncées
Le 25 juin 2026 à 10h40, le ministre par intérim des Mines, de l’Industrie et du Développement technologique, Fuh Calistus Gentry, conduisait une délégation dans une visite inopinée sur un chantier de Missolé 1, arrondissement de la Dibamba, département de la Sanaga-Maritime. Pas de permis d’implantation, pas de document administratif. Le chantier appartient à des Chinois. Et quand les forces de maintien de l’ordre sont arrivées, certains employés ont tenté de prendre la clé des champs. Des entreprises épinglées de Douala au Moungo La visite à Missolé 1 n’était qu’un premier arrêt. Sur le même périmètre, la délégation s’est rendue dans une entreprise qui fabrique des bouteilles en plastique, des tôles et des métaux. Une centaine d’employés sur place, aucun cache-nez, encore moins d’équipements de protection individuelle. Pas de permis, pas de cache-nez, pas d’équipements de protection. On se demande comment ces entreprises ont pu tourner aussi longtemps. Dans les départements du Wouri et du Moungo, la traque s’est poursuivie. À Bonabéri, deux entreprises spécialisées dans la production de whiskies en sachets de qualité douteuse ont été prises dans le filet. À Bomono, une fabrique de savon a été épinglée pour absence totale de politique de gestion des risques. Cinq entreprises au total visées lors de cette mission, selon le journaliste Gabrîle Kenfack Tsabdo qui couvre le dossier pour le quotidien national. Le cadre légal, lui, est précis. Le décret du 9 novembre 1999 fixe les modalités d’implantation et d’exploitation des établissements classés dangereux, insalubres ou incommodes. Tout établissement de ce type doit obtenir une autorisation préalable du ministre en charge de l’Industrie, ou au minimum déposer une demande de permis. L’obtention de cette autorisation n’est pas automatique ; elle est conditionnée par une enquête publique. Le ministre hausse le ton sur les whiskies en sachet Fuh Calistus Gentry n’a pas mâché ses mots. « 2026 c’est fin et stop pour les whiskies en sachet sur toute l’étendue du territoire », a-t-il déclaré, cité par le journal. La mutation vers les PET est aussi interdite. À partir de 2027, les whiskies devront être produits dans des bouteilles en verre. Il n’y a plus de délai qui tienne. Le ministre a ajouté qu’il n’y aurait pas de prorogation pour les trois ou quatre sociétés qui ne respectent pas les normes industrielles. Celles qui ne sont pas en règle seront sanctionnées. La liste des whiskies impropres à la consommation sera publiée prochainement, a-t-il précisé. C’est un signal rare dans un secteur où les opérations coup de poing restent souvent sans lendemain. Cette fois, la menace de fermeture est nommée, publique et datée. Rien ne confirme à ce stade que toutes les entreprises visées feront l’objet de poursuites judiciaires, mais la dynamique semble différente des précédentes opérations de façade. Ne manquez aucune actualite ! Gratuit - Mises a jour en temps reel - Sur mobile et desktop Journaliste économique pour 237online.com, Laurent Diby couvre les finances publiques, l'énergie, les infrastructures et les marchés camerounais. Email: laurentdiby@237online.com
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