Inondations à Limbe : Atanga Nji porte le réconfort du chef de l’État
Trois membres d’une même famille sont morts dans la nuit du 4 au 5 août à Limbe, ensevelis par un glissement de terrain qui a englouti leur maison. Le ministre de l’Administration territoriale, Paul Atanga Nji, s’est rendu hier au quartier Mbende pour constater les dégâts. Il a transmis les condo...
237onlinePar Alain-Claude Ndomdimanche 16 août 2026 à 08:01

Trois membres d’une même famille sont morts dans la nuit du 4 au 5 août à Limbe, ensevelis par un glissement de terrain qui a englouti leur maison. Le ministre de l’Administration territoriale, Paul Atanga Nji, s’est rendu hier au quartier Mbende pour constater les dégâts. Il a transmis les condoléances du couple présidentiel à la famille de Meh James Duh, encore hospitalisé. Un quartier au bord du gouffre Il faut escalader une colline entière pour rejoindre Mbende. Le chemin est sinueux, escarpé, bordé de maisons en matériaux provisoires. Et pourtant, des familles y vivent toujours, malgré des inscriptions en rouge annonçant depuis longtemps une zone à risques. Le ministre a marché environ 100 mètres avant de se retrouver face à ce qui reste du domicile de Meh James Duh. Trois membres de sa famille, dont sa fille enceinte, ont péri sous les décombres. À quelques mètres, une autre maison, presque suspendue dans le vide, menace à son tour de s’effondrer. « Rien ne vaut votre vie. Il faut quitter cet endroit dangereux. Le risque d’une nouvelle catastrophe est élevé », a lancé Atanga Nji aux habitants présents. Le gouverneur du Sud-Ouest Bernard Okalia Bilaï, le préfet du Fako Viang Mekala et le maire Paul Efome Lisombe ont détaillé au ministre les circonstances du drame devant une foule nombreuse. Des dons, mais après ? De nouvelles pluies sont attendues dans les prochains jours. Franchement, on se demande combien de temps encore ces familles vont vivre sur un terrain que l’administration elle-même qualifie de dangereux depuis des années. Le ministre a remis des denrées alimentaires, du matériel de couchage et des produits de première nécessité aux sinistrés réunis à l’Hôtel de ville. Un geste réel, mais ponctuel, en attendant des mesures plus définitives. Les zones marécageuses de Limbe restent occupées, malgré les délais de déguerpissement dépassés depuis longtemps. C’est le moins qu’on puisse dire : l’aide d’urgence ne résout rien sur le fond. Ne manquez aucune actualite ! Gratuit - Mises a jour en temps reel - Sur mobile et desktop Journaliste pour 237online.com, spécialisé dans les questions de société et la vie quotidienne des Camerounais.
Mis à jour 16 août