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Intelligence artificielle et droit public : le débat s’ouvre à l’IRIC

Plus de 500 places, et l’amphithéâtre de l’IRIC était plein. Mardi 13 octobre, le Pr Jacques Fame Ndongo, ministre d’État chargé de l’Enseignement supérieur, a ouvert à Yaoundé un colloque sur l’intelligence artificielle et le droit public. Une seule question circulait dans les rangs : comment ad...

237onlinePar Alain-Claude Ndomjeudi 15 octobre 2026 à 22:13
Intelligence artificielle et droit public : le débat s’ouvre à l’IRIC
Plus de 500 places, et l’amphithéâtre de l’IRIC était plein. Mardi 13 octobre, le Pr Jacques Fame Ndongo, ministre d’État chargé de l’Enseignement supérieur, a ouvert à Yaoundé un colloque sur l’intelligence artificielle et le droit public. Une seule question circulait dans les rangs : comment adapter le droit à des technologies qui avancent plus vite que les textes ? Un colloque, cinq nationalités, deux jours de communications L’événement est organisé par le Centre d’études et de recherches constitutionnelles, administratives et financières (CERCAF) de l’Université de Yaoundé II. Il rassemble des participants de cinq nationalités, issus de 13 universités et de trois centres de recherche, avec 10 panels et 27 communications prévus. Le thème : « Intelligence artificielle et performance ». Le ministre d’État parle de « mutations technologiques » qui compromettent les droits des citoyens si le droit public ne suit pas. Le Pr Alain Ondoua, doyen de la faculté de droit de Yaoundé II, a posé le cadre. Pour lui, l’IA est déjà dans les pratiques administratives, et le droit public doit s’y adapter. Sa formule d’ouverture : la sollicitation de la notion de droit, sans la dénaturer. Plusieurs responsables étaient dans la salle. Joseph Le, ministre des Postes et Télécoms, Minette Libom Li Likeng, ou encore le ministre de la Fonction publique et de la Réforme administrative, ont dit leur attachement à ce que l’IA soit encadrée, selon le compte rendu. Les ambassadeurs de France et du Tchad au Cameroun étaient présents, ainsi que les recteurs des Universités de Yaoundé I et II. Ce que l’IA change déjà dans l’administration « Fermer les yeux serait une ineptie », a déclaré l’un des intervenants. Le mot est juste. L’IA gagne du terrain dans la rédaction et le traitement des dossiers, et peut accélérer des procédures qui prenaient plusieurs mois, voire des années. Le gain de temps est réel, personne ne le conteste. Mais il pose aussi une question. Qui contrôle la décision quand un système automatisé trie des demandes ? L’une des communications inaugurales, présentée par Pr Soma Abdoulaye, de l’Université de Ouagadougou II, est restée sur ce terrain. Elle a insisté sur la suppression de certains emplois, sur le risque de perte de contrôle des systèmes, et sur la nécessité de préserver la place de l’être humain dans les décisions publiques. Le colloque s’inscrit dans un cycle de travaux universitaires sur l’IA, initié par le Pr Patrick Edgard Abane Engolo, directeur du CERCAF. Ce cycle réunit déjà des chercheurs de plusieurs pays. Les débats devraient durer deux jours. Ce qu’on retiendra, c’est que le droit camerounais n’a pas encore de réponse claire à ces questions. Le colloque en est le signe. Les 27 communications diront si des pistes concrètes émergent pour encadrer l’IA dans l’administration camerounaise. Rien n’indique à ce stade qu’un texte soit en préparation. Ne manquez aucune actualite ! Gratuit - Mises a jour en temps reel - Sur mobile et desktop Journaliste pour 237online.com, spécialisé dans les questions de société et la vie quotidienne des Camerounais.
Mis à jour 15 oct.
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