Issa Tchiroma Bakary a refusé le poste de Premier ministre
Le poste de Premier ministre était sur la table, et Issa Tchiroma Bakary a dit non. Selon une source sécuritaire citée par Jeune Afrique, ce refus s’est joué pendant des négociations secrètes avec le pouvoir de Yaoundé, après la présidentielle d’octobre 2025. Trois jours après, le 27 octobre 2026...
237onlinePar Christiane Tamoura Engosamedi 7 novembre 2026 à 00:36

Le poste de Premier ministre était sur la table, et Issa Tchiroma Bakary a dit non. Selon une source sécuritaire citée par Jeune Afrique, ce refus s’est joué pendant des négociations secrètes avec le pouvoir de Yaoundé, après la présidentielle d’octobre 2025. Trois jours après, le 27 octobre 2026, son parti, le FSNC, était suspendu pour trois mois. Le lien entre les deux faits, lui, n’est pas officiel. Un poste évoqué, des négociations en coulisses Rappelons les faits. Au lendemain d’un scrutin très contesté, plusieurs partenaires se seraient engagés à renouer le dialogue entre l’opposant et le pouvoir. L’Union européenne, le Nigeria et les États-Unis y auraient pris part, d’après la source sécuritaire. Ces discussions auraient calmé les ardeurs pendant un temps. Le poste de Premier ministre avait été évoqué par son rival, Paul Biya. Issa Tchiroma Bakary l’a décliné. L’accalmie a été courte, et les tensions sont reparties. Des négociations auraient ensuite été relancées avec certains partenaires. Selon cette même source, un retour au Cameroun était prévu fin octobre, avec « un poste important » à la clé. La formation d’un nouveau gouvernement aurait même été suspendue le temps de trouver un accord. Une source interne au FSNC confirme que tout était prêt : un comité d’organisation, des banderoles, des t-shirts. Une réunion des parties prenantes devait avoir lieu en Gambie, puis début novembre au Ghana. « J’ai personnellement été invité à cette rencontre, sans que je ne sache si c’était pour donner une suite favorable à ces négociations ou pour poursuivre un autre agenda », confie-t-elle, sans être nommée. En gage de bonne foi, le pouvoir a libéré plusieurs prisonniers politiques. Ça n’a pas suffi, visiblement. Pourquoi ce non coûte cher à Tchiroma On attendait mieux de la part d’un opposant qui se proclame président élu : un refus aussi net, sans contrepartie publique, ferme une porte qu’on disait entrouverte. Yaoundé, de son côté, n’a pas apprécié. Le 27 octobre 2026, le ministre de l’Administration territoriale, Paul Atanga Nji, a signé un arrêté d’une page suspendant le FSNC sur tout le territoire. Le texte ne cite pas Tchiroma, mais l’un des griefs, la « résidence de l’un des dirigeants statutaires à l’étranger », le désigne sans équivoque. Le calendrier pose question. Les législatives et municipales, reportées depuis 2025, devraient se tenir au premier trimestre 2027, sans date précise. Trois mois de suspension, c’est trois mois sans meetings ni réunions d’investiture, juste au moment où les partis se positionnent. Si Paul Biya convoque le corps électoral dans l’intervalle, le FSNC pourrait rater le coup d’envoi. Pour les Camerounais, l’enjeu dépasse un parti. Un compromis avec l’opposition aurait pu apaiser le climat. Il n’a pas eu lieu, et rien ne permet de dire s’il reviendra. Ne manquez aucune actualite ! Gratuit - Mises a jour en temps reel - Sur mobile et desktop Journaliste spécialisée dans les questions politiques, Christiane Tamoura Engo suit de près l'actualité des institutions camerounaises, des partis politiques et des grandes décisions qui façonnent le Cameroun et l'Afrique centrale.Rédactrice pour 237online.com, elle s'attache à décrypter les enjeux politiques pour les rendre accessibles à tous les Camerounais, qu'ils soient au pays ou dans la diaspora.
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