Issa Tchiroma Bakary : « la liberté de la presse ne peut exister là où règne la peur »
Le président élu du Cameroun, Issa Tchiroma Bakary, a accusé les autorités de saper la liberté de la presse, avertissant que la démocratie dans le pays
Cameroun Actuel - Portail d'information sur l'actualité au Cameroun — feedPar Cameroun Actueldimanche 3 mai 2026 à 13:56

Le président élu du Cameroun, Issa Tchiroma Bakary, a accusé les autorités de saper la liberté de la presse, avertissant que la démocratie dans le pays est menacée en l’absence de médias indépendants. Dans un message marquant la Journée mondiale de la liberté de la presse, Issa Tchiroma Bakary a déclaré que les sanctions récemment imposées aux journalistes couvrant la période post-électorale semblaient « politiquement motivées », en particulier celles visant ceux qui ont enquêté sur les irrégularités présumées lors du scrutin présidentiel d’octobre. Il a réitéré son rejet des résultats officiels qui ont reconduit au pouvoir le président sortant Paul Biya, affirmant que le résultat ne reflétait pas la volonté des électeurs. « La liberté de la presse ne peut exister là où règne la peur », a-t-il déclaré, ajoutant que les journalistes doivent pouvoir exercer leur métier en toute sécurité et en toute indépendance afin de demander des comptes aux dirigeants et de permettre aux citoyens de faire des choix éclairés. M. Tchiroma a également souligné les difficultés persistantes du secteur des médias, notamment le financement limité et le blocage des réformes. Il a fait référence à des propositions formulées lorsqu’il était ministre de la Communication, telles que la création d’un fonds de soutien aux médias et d’un organisme de régulation professionnelle, qui, selon lui, n’ont jamais été pleinement mises en œuvre. Malgré cela, il a exprimé l’espoir que des réformes puissent encore être mises en œuvre, insistant sur le fait que le rôle des médias demeure « essentiel et fondamental » pour tout système démocratique. Le Cameroun continue de faire l’objet de critiques répétées de la part des organisations de défense de la liberté de la presse concernant les restrictions imposées aux journalistes, notamment en période de tensions politiques. Actuellement, au moins cinq journalistes sont emprisonnés au Cameroun, tandis que beaucoup d’autres continuent de subir des intimidations. À l’échelle de l’Afrique, le Cameroun reste en bas du classement de Reporters sans frontières en matière de liberté de la presse et est toujours considéré comme un environnement hostile pour les journalistes. Laisser un commentaireAnnuler la réponse. Derniers articles Cavaye Yeguie Djibril décède : retour sur le parcours d’un homme d’influence Décès de Cavaye Yéguié Djibril, ancien président de l’Assemblée nationale Fecafoot : Samuel Eto’o dans la tourmente, le TAS s’empare du dossier des arbitres De ENEO à SOCADEL : « ce qui change, c’est la liste des bénéficiaires du prochain partage » (Opinion) Notre renoncement : de la mythologie des cercles mystiques à l’anthropologie de notre lâcheté (Opinion) SOCADEL : un trio stratégique aux commandes, le gouvernement exige des résultats visibles et rapides Électricité au Cameroun : SOCADEL voit le jour avec un passif de 800 milliards de FCFA Du DGA d’Eneo au sommet : Oumarou Hamandjoda propulsé DG de la toute nouvelle SOCADEL Bonabéri : un ex-détenu gagne la confiance de ses pasteurs puis les dépouille de 4,2 millions de FCFA Contrebande : 380 bouteilles de champagnes et whiskies de luxe saisis à l’aéroport de Douala
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