Joseph Ndoko et Gaëlle Enganamouit : quand l’éthique semble changer de camp au Cameroun
Le football camerounais se retrouve face à une question aussi gênante qu’inévitable : les mêmes exigences éthiques s’appliquent-elles réellement à tout le monde ? Le […]
ActuCamerounPar Isidore Akouetemercredi 19 août 2026 à 14:05

Le football camerounais se retrouve face à une question aussi gênante qu’inévitable : les mêmes exigences éthiques s’appliquent-elles réellement à tout le monde ? Le cas de Joseph Ndoko, ancien sélectionneur des Lionnes U17, nourrit aujourd’hui cette interrogation. L’intéressé a été suspendu à vie dans une affaire liée à des faits de mœurs. Une sanction particulièrement lourde, qui pose évidemment la question de la protection des joueuses et de la responsabilité des encadreurs dans le football. Mais, dans le même temps, le parcours de Gaëlle Enganamouit soulève une autre interrogation. Son nom a lui aussi été associé à des accusations de nature similaire. Pourtant, loin d’être écartée des cercles de décision et de représentation du football féminin camerounais, l’ancienne internationale a été élue au Comité exécutif de la FECAFOOT et continue d’apparaître aux côtés des Lionnes. Deux situations, deux trajectoires, deux traitements. Et une question qui demeure : où se trouve la cohérence ? Il ne s’agit évidemment pas de réclamer une sanction pour une personne au seul motif qu’une autre a été sanctionnée. Chaque dossier doit être examiné sur la base de faits établis, de preuves et de procédures régulières. Une accusation ne saurait, à elle seule, tenir lieu de condamnation. C’est justement cette exigence qui devrait rendre les décisions des instances sportives encore plus lisibles.
Mis à jour 19 août