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politique

La santé du président Paul Biya serait-elle le nouveau fond de commerce des populistes ?

Le questionnement est du journaliste camerounais Ruben Malick Djoumbissie, pour lui, un pays ne se construit pas sur l’attente de la mort d’un homme. L’interrogation […]

ActuCamerounPar Armand Djaleumardi 18 août 2026 à 09:571 vues
La santé du président Paul Biya serait-elle le nouveau fond de commerce des populistes ?
Le questionnement est du journaliste camerounais Ruben Malick Djoumbissie, pour lui, un pays ne se construit pas sur l’attente de la mort d’un homme. L’interrogation sur l’état de santé du président Paul Biya reflète la tension entre la demande légitime d’information des citoyens face à une absence prolongée en Europe et l’exploitation politique de ces zones d’ombre par des acteurs divers. Dans une récente sortie, le journaliste camerounais Ruben Malick Djoumbissie questionne le fondement de cette démarche. « La santé du président Paul Biya serait-elle le nouveau fond de commerce des populistes ? Soudainement, ils ont trouvé un programme : « espérer le pire ». Comme si la disparition d’un homme allait effacer 40 ans d’histoire. Comme si la mort de quelqu’un allait devenir leur sésame politique. C’est triste. Parce que faire de la santé d’un homme son seul cheval de bataille, c’est avouer qu’on n’a rien d’autre à proposer au peuple. Du coup, on comprend pourquoi souvent, le peuple n’écoute pas. Parce qu’au lieu de parler du peuple, ils parlent d’un homme », écrit-il. « Le Cameroun a besoin de débats d’idées. Pas de paris sur la mort. On peut ne pas être d’accord avec le Président Paul Biya. C’est la démocratie. On peut critiquer, proposer, contester. Mais l’éthique. Depuis quelque temps, on a glissé. La santé du Chef de l’État est devenue le fond de commerce de certains. Au lieu de proposer des textes, des projets, une vision… On commente des rumeurs. Au lieu de convaincre le peuple par le travail, on espère un événement. Or un pays ne se construit pas sur l’attente de la mort d’un homme. Un pays se construit sur des idées, sur des programmes, sur la confiance. Pas sur un enterrement », conclut Ruben Malick Djoumbissie.
Mis à jour 18 août
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