Législatives et municipales : le Rdpc a six mois pour se réinventer, sinon il mordra le sable
De l’avis du journaliste Albin Njilo, la présidentielle de 2025 aurait dû servir de leçon au Rdpc, qui pense qu’il peut mépriser les avis des […]
ActuCamerounPar Armand Djaleumardi 11 août 2026 à 05:59

De l’avis du journaliste Albin Njilo, la présidentielle de 2025 aurait dû servir de leçon au Rdpc, qui pense qu’il peut mépriser les avis des populations et jouer sur le pouvoir des relations au Comité central. À quelques mois des municipales et législatives, c’est la grande mobilisation au sein des populations et de leurs diasporas, plus que jamais déterminées. Elles veulent leurs candidats pour une meilleure représentativité au sein des mairies et du Parlement. Elles savent mieux que quiconque qui est à même de défendre leurs intérêts. « Une élite méprisante, absente, qui n’agit que pour sa gloriole : c’est ce qui se passe dans le Koung-Khi, plus précisément dans l’arrondissement de Bayangam, avec des élites en déphasage avec les réalités et les besoins des populations. Ce week-end, à Batoufam, l’élite Rdpc a contribué à hauteur de 5 millions de FCFA pour célébrer la Journée de la fille. C’est ça, leur mode opératoire : des millions pour des festivités et, pendant ce temps, le chef Batoufam doit se plier devant l’ONG Connectica pour obtenir un forage d’eau pour son village », commente le journaliste. Pendant ce temps, les écoles et lycées manquent d’enseignants vacataires. « En 2025, le Rdpc a été battu à plate couture. Les populations ont voté pour un homme qu’elles n’avaient jamais vu, qu’elles ne connaissaient pas, un homme qui a fui après les élections, parce qu’il fallait sanctionner les élites à travers le président », disait un homme politique camerounais.
Mis à jour 11 août