« Les Camerounais ont le droit de connaître la vérité » : Olive Ngobo prend la parole contre le colonel Didier Badjeck
Olive Ngobo affirme avoir été détenue pendant 49 jours dans des conditions qu’elle qualifie d’arbitraires, à la suite d’accusations qu’elle juge mensongères et destinées à nuire à son honneur. Elle soutient avoir subi de graves préjudices, dont la perte de sa grossesse, ainsi que des actes de tor...
Le bled parle : Actu cameroun info net - Journal Cameroun Web — feedPar JBM, Lebledparle.comsamedi 8 août 2026 à 11:52

Olive Ngobo affirme avoir été détenue pendant 49 jours dans des conditions qu’elle qualifie d’arbitraires, à la suite d’accusations qu’elle juge mensongères et destinées à nuire à son honneur. Elle soutient avoir subi de graves préjudices, dont la perte de sa grossesse, ainsi que des actes de torture, des violences et une tentative d’empoisonnement. Elle indique avoir saisi la justice afin que les responsabilités soient établies et annonce de nouvelles démarches contre le colonel Didier Badjeck. Olive Ngobo assure vouloir répondre devant les autorités compétentes et appelle à ce que les accusations soient désormais tranchées sur la base de preuves, et non de rumeurs. Lire sa sortie : Puisque le 𝐃𝐫. 𝐂𝐨𝐥𝐨𝐧𝐞𝐥 𝐃𝐢𝐝𝐢𝐞𝐫 𝐁𝐀𝐃𝐉𝐄𝐂𝐊 affirme publiquement que j’ai passé 49 jours en détention dont (𝟑𝟎 𝐣𝐨𝐮𝐫𝐬 𝐝𝐞 𝐠𝐚𝐫𝐝𝐞 𝐚̀ 𝐯𝐮𝐞 𝐚𝐛𝐮𝐬𝐢𝐯𝐞 𝐚𝐮 𝐆𝐫𝐨𝐮𝐩𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐓𝐞𝐫𝐫𝐢𝐭𝐨𝐫𝐢𝐚𝐥 𝐝𝐞 𝐆𝐞𝐧𝐝𝐚𝐫𝐦𝐞𝐫𝐢𝐞 𝐝𝐮 𝐌𝐟𝐨𝐮𝐧𝐝𝐢 𝐞𝐭 𝟏𝟗 𝐣𝐨𝐮𝐫𝐬 𝐚̀ 𝐥𝐚 𝐏𝐫𝐢𝐬𝐨𝐧 𝐩𝐫𝐢𝐧𝐜𝐢𝐩𝐚𝐥𝐞 𝐝𝐞 𝐊𝐨𝐧𝐝𝐞𝐧𝐠𝐮𝐢), je tiens à porter à l’attention du peuple camerounais, de la diaspora camerounaise et de la communauté internationale ma part de vérité sur cette période particulièrement éprouvante de ma vie. Je soutiens avoir été arbitrairement privée de liberté dans le cadre d’une cabale fondée, selon moi, sur des accusations mensongères visant à me discréditer, à porter atteinte à mon honneur, à ma réputation et à ma dignité. Durant cette épreuve, j’ai notamment perdu ma grossesse. Je dénonce également les conditions dans lesquelles j’affirme avoir été détenue, notamment des faits que je considère comme des actes de torture, des violences corporelles ainsi qu’une tentative d’empoisonnement durant ma garde à vue. Dans le cadre de l’Affaire du 𝐅𝐚𝐮𝐱/𝐕𝐫𝐚𝐢 𝐂𝐨𝐧𝐭𝐫𝐞-𝐀𝐦𝐢𝐫𝐚𝐥 𝐉𝐨𝐬𝐞𝐩𝐡 𝐅𝐎𝐔𝐃𝐀 𝐜𝐨𝐧𝐭𝐫𝐞 𝐌𝐨𝐧𝐬𝐢𝐞𝐮𝐫 𝐏𝐚𝐫𝐟𝐚𝐢𝐭 𝐌𝐁𝐀𝐏𝐎𝐔 𝐞𝐭 𝐂𝐢𝐞 courant l’année 2024. J’ai également été accusée de complicité avec des personnes que je n’avais, selon mes propres déclarations, jamais rencontrées auparavant, sur la base d’allégations que je considère comme totalement infondées, notamment autour d’une prétendue usurpation d’identité. Face à la gravité de ces faits, j’ai eu à saisir les autorités judiciaires compétentes et à déposer des plaintes auprès du 𝐓𝐫𝐢𝐛𝐮𝐧𝐚𝐥 𝐦𝐢𝐥𝐢𝐭𝐚𝐢𝐫𝐞 𝐝𝐞 𝐘𝐚𝐨𝐮𝐧𝐝𝐞́ afin que les auteurs présumés et les exécutants de cette cabale puissent être identifiés, entendus et, le cas échéant, poursuivis conformément à la loi. Je souhaite que toute la lumière soit faite sur les circonstances de ma détention, les accusations portées contre moi et les éventuels responsables des faits que je dénonce. À ma sortie de détention, j’ai organisé une conférence de presse afin d’apporter des explications à l’opinion publique nationale et internationale et de rétablir ma version des faits. Or, je soutiens que la diffusion de cette conférence de presse en 2024 aurait été empêchée ou entravée par certains hauts responsables obscurs du 𝐌𝐢𝐧𝐢𝐬𝐭𝐞̀𝐫𝐞 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐃𝐞́𝐟𝐞𝐧𝐬𝐞 (𝐌𝐈𝐍𝐃𝐄𝐅) 𝐞𝐭 𝐝𝐮 𝐒𝐞𝐜𝐫𝐞́𝐭𝐚𝐫𝐢𝐚𝐭 𝐝’𝐄́𝐭𝐚𝐭 𝐚̀ 𝐥𝐚 𝐃𝐞́𝐟𝐞𝐧𝐬𝐞 𝐜𝐡𝐚𝐫𝐠𝐞́ 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐆𝐞𝐧𝐝𝐚𝐫𝐦𝐞𝐫𝐢𝐞 𝐍𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧𝐚𝐥𝐞 (𝐒𝐄𝐃/𝐆𝐍) afin de cacher la manifestation de la vérité. Ces faits, s’ils sont établis, devront naturellement faire l’objet des vérifications et investigations nécessaires. Je tiens également à mettre fin à certaines insinuations concernant ma vie privée. Mon partenaire de vie, 𝐌. 𝐥𝐞 𝐌𝐚𝐢𝐫𝐞 𝐂𝐥𝐚𝐮𝐝𝐞 𝐒𝐚𝐦𝐮𝐞𝐥 𝐌𝐎𝐍𝐓𝐇𝐄 𝐃𝐉𝐘𝐀, est officiellement connu de tous. Je suis une mère de plusieurs enfants et je mène une vie familiale stable, équilibrée et assumée. Ma situation familiale n’est ni secrète ni clandestine et ne saurait être utilisée comme prétexte pour alimenter des insinuations ou des accusations sans fondement. Dans les prochains jours, j’entends également saisir les autorités compétentes afin que le 𝐃𝐫. Co𝐥𝐨𝐧𝐞𝐥 𝐃𝐢𝐝𝐢𝐞𝐫 𝐁𝐀𝐃𝐉𝐄𝐂𝐊, le cas échéant, produire les éléments concrets sur lesquels reposent ses déclarations publiques, notamment concernant une quelconque relation intime qu’il m’attribuerait avec le 𝐂𝐚𝐩𝐢𝐭𝐚𝐢𝐧𝐞 𝐄𝐅𝐅𝐎𝐔𝐃𝐎𝐔, une prétendue cohabitation sur le territoire français, ainsi que les insinuations ou doutes exprimés publiquement concernant mon diplôme de Doctorat (PhD). Je suis prête à répondre de mes actes devant les institutions compétentes et j’attends de ceux qui m’accusent qu’ils soient également disposés à assumer leurs déclarations et à en apporter les preuves. Je ne demande aucun traitement de faveur. Je demande simplement que les faits soient établis, que les preuves soient examinées et que les responsabilités soient déterminées par les institutions compétentes. L’heure est venue de sortir des rumeurs, des insinuations et des procès médiatiques. Les Camerounais, la diaspora camerounaise et la communauté internationale ont le droit de connaître la vérité. Et cette vérité doit être établie non pas par la diffamation, les insinuations ou les campagnes de discrédit, mais par les faits, les preuves, la justice et le respect de la dignité humaine.
Mis à jour 8 août