L’huile de palme brute surclasse l’huile d’olive pour la santé
Préférer l’huile de palme brute aux bouteilles d’olive importées ressemble à une provocation médicale dans les salons huppés de Douala. Pourtant, tu te rends compte qu’on snobe l’huile rouge du village pour acheter de l’huile d’olive hors de prix ! Cette phrase lâchée en salle de rédaction tradui...
237onlinePar Joséphine Nkounoulundi 5 octobre 2026 à 14:461 vues

Préférer l’huile de palme brute aux bouteilles d’olive importées ressemble à une provocation médicale dans les salons huppés de Douala. Pourtant, tu te rends compte qu’on snobe l’huile rouge du village pour acheter de l’huile d’olive hors de prix ! Cette phrase lâchée en salle de rédaction traduit un véritable paradoxe alimentaire. Beaucoup de Camerounais ont banni l’extrait des régimes de palme de leur table, convaincus qu’il bouche les artères. Ils se trompent lourdement sur la valeur réelle de ce produit local. Deux molécules d’exception écrasent la concurrence végétale La biochimiste et spécialiste en nutrition tropicale Josie-K est montée au créneau pour tordre le cou aux idées reçues. Selon cette experte cumulant une vingtaine d’ouvrages, notre produit traditionnel surclasse les références méditerranéennes grâce à deux composants spécifiques. L’huile de palme brute renferme d’abord entre 5 et 20 fois plus de carotènes que l’huile d’olive, avec une concentration 15 fois supérieure à celle de la carotte ordinaire. Cette provitamine A soutient directement la vision, freinant la baisse d’acuité visuelle liée au vieillissement. Le second trésor réside dans les tocotriénols, une variante de vitamine E totalement absente des huiles d’olive. Ces composés renforcent la protection du cerveau et des membranes cellulaires bien plus vite que le tocophérol standard. Le chiffre fait mal aux importateurs de produits raffinés occidentaux. Réhabiliter l’or rouge sans tomber dans l’excès Au marché du Mfoundi à Yaoundé, les ménagères boudent parfois le bidon traditionnel par crainte du cholestérol, enfin non, elles répètent surtout les slogans publicitaires étrangers. Ça pose question. Pourquoi délaisser une ressource forestière locale abondante pour payer des fortunes en supermarché ? Difficile de ne pas y voir les ravages d’un complexe diététique postcolonial qui méprise nos sauces traditionnelles comme le koki ou le taro. Mais attention à la transformation. Blanchir la matière grasse à haute température détruit immédiatement ses vitamines protectrices, transformant un remède naturel en poison cardiovasculaire. Rien ne confirme à ce stade que le consommateur urbain acceptera de cuisiner rouge au quotidien sans altérer ses recettes habituelles. Le retour en grâce de l’huile rouge dépendra de notre capacité à valoriser notre terroir sans dénaturer ses nutriments. Les familles camerounaises gagneraient à réexaminer leurs placards avant de courir vers des importations coûteuses et moins riches. Ne manquez aucune actualite ! Gratuit - Mises a jour en temps reel - Sur mobile et desktop Rédactrice LifeStyle pour 237online.com, Joséphine Nkounou écrit sur le bien-être, les relations, la santé et les tendances du quotidien camerounais et africains.
Mis à jour 5 oct.