Litige foncier à Mutengene : le Mindcaf suspend une décision contestée au profit de la CDC
Le ministre des Domaines, du Cadastre et des Affaires foncières, Henri Eyebe Ayissi, a décidé de suspendre, à titre conservatoire, l’arrêté n°00605/Y.7/MINDCAF/SG/D6/S200/S230 du 19 février 2026, qui consolidait des baux de longue durée au profit de la Communauté musulmane de Mutengene. Dans une ...
Le bled parle : Actu cameroun info net - Journal Cameroun Web — feedPar JBM, Lebledparle.comvendredi 4 septembre 2026 à 14:02

Le ministre des Domaines, du Cadastre et des Affaires foncières, Henri Eyebe Ayissi, a décidé de suspendre, à titre conservatoire, l’arrêté n°00605/Y.7/MINDCAF/SG/D6/S200/S230 du 19 février 2026, qui consolidait des baux de longue durée au profit de la Communauté musulmane de Mutengene. Dans une correspondance datée du 26 août et adressée au conseil de la Cameroon Development Corporation (CDC), il indique avoir instruit le gouverneur de la région du Sud-Ouest de mettre sur pied une commission ad hoc afin de réexaminer le différend foncier opposant les deux parties. Cette décision intervient après plusieurs incidents sur la plantation d’Esuke, située sur l’axe Mutengene-Limbe. La CDC affirme que 52 palmiers, puis une centaine d’autres, ont été abattus illégalement par des personnes se présentant comme des membres de la Communauté musulmane de Mutengene. Conduite par le chef Sulemanu Hamasani Iya, cette dernière soutient que le terrain est destiné à accueillir un vaste projet comprenant une mosquée centrale de 3 000 places, un hôpital ainsi qu’une résidence pour les personnes déplacées internes, avec un financement annoncé par des partenaires du Moyen-Orient. De son côté, la direction générale de la CDC dénonce des actes qui compromettent les efforts de relance de cette entreprise agro-industrielle publique. Son directeur général, Franklin Ngoni Njie, estime que la destruction de palmiers en pleine production affaiblit davantage une société déjà confrontée aux conséquences de la crise anglophone, à la baisse de la production, aux conflits sociaux et aux empiétements sur ses plantations. La mise en place de la commission ad hoc ouvre désormais une nouvelle phase dans ce dossier. Les différentes parties attendent les conclusions de cette instance, appelée à réexaminer les fondements du litige et à proposer une issue à un conflit qui ravive les interrogations sur l’avenir de la CDC et la protection de son patrimoine foncier.
Mis à jour Il y a 8h