Lycée technique bilingue de Nsam : le verdict disciplinaire renvoyé
Des vitres brisées, du mobilier renversé et des dossiers administratifs éparpillés au sol. Au Lycée technique bilingue de Nsam, le conseil de discipline extraordinaire convoqué ce lundi s’est achevé sans sanction immédiate. Onze élèves ont comparu. Tour à tour, ils ont défilé avec leurs parents d...
237onlinePar Alain-Claude Ndommardi 27 octobre 2026 à 09:06

Des vitres brisées, du mobilier renversé et des dossiers administratifs éparpillés au sol. Au Lycée technique bilingue de Nsam, le conseil de discipline extraordinaire convoqué ce lundi s’est achevé sans sanction immédiate. Onze élèves ont comparu. Tour à tour, ils ont défilé avec leurs parents devant les enseignants dans une atmosphère particulièrement lourde. Tout le monde attendait une décision ferme pour clore une semaine agitée. Mais les responsables ont préféré reporter leur délibération finale à mercredi. Cette journée marathon laisse un sentiment d’inachevé. Des auditions marathon et une absence criante d’éléments matériels Les auditions ont duré jusqu’à 18 heures 30 devant le bloc administratif. L’administration reproche aux adolescents d’avoir activement participé aux violences de la semaine passée, une flambée de colère survenue après un tragique accident de la circulation ayant coûté la vie à un camarade. Des pierres ont plu. Des toitures ont cédé, des persiennes ont été fracassées et des bureaux administratifs ont été complètement saccagés. Comment voulez-vous coincer des coupables sans une seule caméra qui tourne ? Cette interrogation a rythmé les débats. Les familles refusent catégoriquement de porter le chapeau sans éléments concrets. C’est simple. Nsangou Salifou, venu assister son fils Moubarak avec fermeté, affirme que le jeune homme suivait son cours d’éducation physique au moment précis des dérapages. Jean Noel Manga affiche la même détermination pour son fils Fabrice Olomo en s’appuyant sur les déclarations faites au commissariat de quartier. L’ambiance était électrique, une vraie poudrière, car le Lycée technique bilingue de Nsam ne dispose d’aucun dispositif de vidéosurveillance pour étayer ses soupçons. Ça pose question. Prouver la culpabilité des suspects relève ici du casse-tête. Une reprise sous tension dans les salles de classe Les cours doivent reprendre ce mercredi 28 octobre après environ une semaine de paralysie forcée dans cet établissement de Yaoundé. Rien ne confirme à ce stade que le calme reviendra sans heurts dans la cour de récréation. Les professeurs doivent maintenant délibérer entre eux, enfermés loin des regards et de la pression étouffante des familles, pour déterminer au cas par cas le sort disciplinaire de chaque adolescent mis en cause. Difficile de ne pas y voir un aveu d’impuissance face à la dégradation du climat scolaire. L’administration cherche visiblement à restaurer son autorité sans pousser les familles à la révolte. Peut-on sérieusement renvoyer des élèves quand le doute plane sur chaque dossier ? Le verdict tombera mercredi au moment où les élèves reprendront le chemin des classes. Tout le quartier attend de voir si les responsables sauront ramener la sérénité sans déclencher une nouvelle fronde. Ne manquez aucune actualite ! Gratuit - Mises a jour en temps reel - Sur mobile et desktop Journaliste pour 237online.com, spécialisé dans les questions de société et la vie quotidienne des Camerounais.
Mis à jour 27 oct.