Passer au contenuPasser à la navigation
JAPAP
Retour
politique

Maman Kamto est morte, le MRC perd une combattante de presque 80 ans

Marie Tunkam Mbeucha est décédée. Militante du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun, elle était connue sous le nom de « Maman Kamto », un pseudonyme qu’elle avait elle-même endossé en référence au président du parti. Maurice Kamto a annoncé sa mort dans un texte personnel, publié en son nom ...

237onlinePar Christiane Tamoura Engojeudi 25 juin 2026 à 08:35
Maman Kamto est morte, le MRC perd une combattante de presque 80 ans
Marie Tunkam Mbeucha est décédée. Militante du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun, elle était connue sous le nom de « Maman Kamto », un pseudonyme qu’elle avait elle-même endossé en référence au président du parti. Maurice Kamto a annoncé sa mort dans un texte personnel, publié en son nom propre. Elle avait presque 80 ans. Et elle n’avait jamais arrêté de se battre. Une femme assise face aux armes, avec un arbre sur les épaules L’image qui restera est celle-là : Marie Tunkam Mbeucha, assise, tenant sur ses deux épaules un arbre de la paix, le drapeau du Cameroun déployé devant elle, face à des forces de sécurité lourdement armées. Elle s’appelait Maman Kamto parce qu’elle avait choisi ce nom. Et lui, il dit que ça accroît sa peine. Elle était assise, dit le texte de Kamto, « pour bien signifier la non-violence de son action ». Pas un geste d’impuissance. Un choix délibéré, à presque 80 ans, face à un dispositif sécuritaire déployé pour intimider. Le MRC parle d’une femme qui a résisté « au risque de sa vie », pensé aux détenus politiques même depuis le front, et aidé les plus faibles avec ses « très modestes moyens ». Trois choses à la fois, sans jamais céder. Ce que sa mort dit du combat ordinaire au Cameroun Le truc c’est que Maman Kamto n’était pas une dirigeante, pas une élue, pas une porte-parole officielle. Elle était ce que Kamto appelle « le petit peuple des villes », ces gens qu’on suppose indifférents aux libertés fondamentales parce qu’ils ont d’autres urgences. Pourtant elle était là. Régulièrement. Malgré les intimidations, les vexations policières et administratives, selon les termes mêmes de Maurice Kamto dans son communiqué. Et quand elle n’était pas dans la rue, elle cherchait comment aider ceux qui étaient derrière les barreaux. C’est un tournant symbolique dans la mémoire du MRC : une militante de base entre dans l’histoire du parti avec plus de solennité que bien des cadres nommés. Kamto écrit qu’elle « entre dans l’histoire des luttes pour les libertés au Cameroun ». Ce n’est pas une formule de circonstance. C’est une reconnaissance publique, signée du président national lui-même, à destination de quelqu’un qui n’avait aucun titre. On ne sait pas encore quand ni où les obsèques auront lieu. La famille biologique n’a pas communiqué publiquement à ce stade. Ne manquez aucune actualite ! Gratuit - Mises a jour en temps reel - Sur mobile et desktop Journaliste spécialisée dans les questions politiques, Christiane Tamoura Engo suit de près l'actualité des institutions camerounaises, des partis politiques et des grandes décisions qui façonnent le Cameroun et l'Afrique centrale.Rédactrice pour 237online.com, elle s'attache à décrypter les enjeux politiques pour les rendre accessibles à tous les Camerounais, qu'ils soient au pays ou dans la diaspora.
Mis à jour 25 juin
Maman Kamto est morte, le MRC perd une combattante de presque 80 ans - JAPAP! · JAPAP