MANIDEM-Tchiroma : la rupture est officiellement consommée
Le MANIDEM a rendu publique ce 6 mai 2026 une déclaration de rupture avec Issa Tchiroma Bakary. Motif : la publication par ce dernier, la veille, du programme des funérailles d’Anicet Ekane — qualifié de « héros national » — sur ses réseaux sociaux. Pour le Bureau Politique du parti upéciste, ce ...
237onlinePar Christiane Tamoura Engomercredi 6 mai 2026 à 19:581 vues
Le MANIDEM a rendu publique ce 6 mai 2026 une déclaration de rupture avec Issa Tchiroma Bakary. Motif : la publication par ce dernier, la veille, du programme des funérailles d’Anicet Ekane — qualifié de « héros national » — sur ses réseaux sociaux. Pour le Bureau Politique du parti upéciste, ce geste confirme un soutien assumé à ce qu’il décrit comme une opération de destruction du MANIDEM orchestrée par le RDPC. Un programme funèbre qui fait office de déclaration de guerre Issa Tchiroma Bakary a publié le 5 mai 2026 le programme des obsèques d’Anicet Ekane, en appelant les Camerounais à être « nombreux pour accompagner ce héros national ». Geste banal en apparence. Mais pour le MANIDEM, c’est autre chose. Le parti y voit la confirmation officielle d’un retournement. Depuis que le MANIDEM a investi Maurice Kamto en juillet 2025 comme candidat à la présidentielle d’octobre 2026, les tensions avec Tchiroma s’accumulent en silence. Selon le Bureau Politique, toutes les tentatives de contact après l’arrestation puis la mort d’Anicet Ekane sont restées sans réponse. Tchiroma aurait « coupé les ponts » et soutenu « sournoisement » la déstabilisation du parti. Le MANIDEM dit avoir volontairement tu ces manœuvres. Pour ne pas « décourager le peuple du changement ». Mais là, c’est trop visible pour être ignoré. L’Union Pour le Changement sous pression Ce qui se joue dépasse une simple querelle de leadership. Le MANIDEM et Tchiroma étaient liés dans le cadre de l’Union Pour le Changement, une coalition censée peser face au RDPC en 2026. Cette rupture fragilise le bloc d’opposition à moins de six mois de la présidentielle. Le parti upéciste ne mâche pas ses mots. Il appelle le peuple camerounais à ne pas « participer à l’humiliation d’Anicet Ekane » en assistant à des cérémonies qu’il qualifie d’organisées par le RDPC. Une formulation forte — et un pari risqué, celui de transformer des funérailles en terrain politique. C’est un signal clair sur l’état de l’opposition camerounaise : les alliances tiennent jusqu’à ce qu’elles ne tiennent plus. Le MANIDEM dit vouloir continuer à travailler avec « toutes les forces politiques qui approuvent la proposition upéciste ». Mais après ce communiqué, on voit mal comment Tchiroma pourrait rester dans ce cadre. Ne manquez aucune actualite ! Gratuit - Mises a jour en temps reel - Sur mobile et desktop Journaliste spécialisée dans les questions politiques, Christiane Tamoura Engo suit de près l'actualité des institutions camerounaises, des partis politiques et des grandes décisions qui façonnent le Cameroun et l'Afrique centrale.Rédactrice pour 237online.com, elle s'attache à décrypter les enjeux politiques pour les rendre accessibles à tous les Camerounais, qu'ils soient au pays ou dans la diaspora.
Mis à jour Il y a 11h