Marc Vivien Foé : 23 ans après, le lion qui ne meurt pas
Marc Vivien Foé s’est effondré sur la pelouse de Gerland à Lyon le 26 juin 2003, lors d’un match de Coupe des Confédérations entre le Cameroun et la Colombie. Il avait 28 ans. Il est mort en jouant, en pleine compétition, devant tout le monde, et c’est ça qui ne s’oublie pas. Vingt-trois ans plus...
237onlinePar Jean-Claude Mbidavendredi 26 juin 2026 à 13:08

Marc Vivien Foé s’est effondré sur la pelouse de Gerland à Lyon le 26 juin 2003, lors d’un match de Coupe des Confédérations entre le Cameroun et la Colombie. Il avait 28 ans. Il est mort en jouant, en pleine compétition, devant tout le monde, et c’est ça qui ne s’oublie pas. Vingt-trois ans plus tard, son nom circule encore sur les réseaux, les hommages se multiplient, et au Cameroun, personne n’a vraiment tourné la page. 26 juin 2003 : une mort en direct Ce jour-là, à la 72e minute du match, Marc Vivien Foé s’est simplement écroulé au milieu du terrain, sans contact, sans chute spectaculaire. Juste un corps qui lâche. Les secours ont tenté de le réanimer pendant de longues minutes sur la pelouse du stade de Gerland, sous les yeux des joueurs, du public, et de millions de téléspectateurs. Il n’a pas repris connaissance. Le diagnostic posé après son décès : cardiomyopathie hypertrophique, une malformation cardiaque non détectée. Il avait disputé toute la compétition avec cette bombe dans la poitrine, sans le savoir, ou du moins sans que les examens médicaux préalables ne la détectent. Ça pose question, encore aujourd’hui, sur les protocoles médicaux appliqués dans le football professionnel de l’époque. Il laissait derrière lui une femme, Isabelle, et 3 enfants. Une légende qui dépasse le football Pourtant, ce n’est pas seulement la manière dont il est mort qui explique la place de Marc Vivien Foé dans la mémoire collective camerounaise. C’est ce qu’il représentait sur le terrain : un milieu de terrain complet, puissant, capable de tout faire, qui avait porté les Lions Indomptables lors de la CAN 2002 et leur qualification pour le Mondial. Il était ce genre de joueur discret que les spécialistes adorent et que le grand public reconnaît enfin trop tard. En France, il avait brillé à Lens puis à Lyon. En Angleterre, à West Ham et Manchester City. Un parcours solide, construit match après match. Aujourd’hui, son nom est porté par un stade à Yaoundé, le stade Ahmadou Ahidjo rebaptisé stade annexe qui garde son souvenir. C’est le moins qu’on puisse dire comme hommage pour un homme qui a donné sa vie, littéralement, pour le maillot. Ne manquez aucune actualite ! Gratuit - Mises a jour en temps reel - Sur mobile et desktop Journaliste sportif pour 237online.com, Jean-Claude Mbida couvre l'actualité du sport camerounais et africain.
Mis à jour 26 juin