Metafrique Steel fermé par le gouvernement après 5 morts à Douala
Metafrique Steel est à l’arrêt depuis ce mardi 3 novembre 2026. Le ministre des Mines par intérim, Fuh Calistus Gentry, a ordonné la mise à l’arrêt de l’usine de Douala-Bassa, la veille d’un violent incendie qui a fait cinq morts, selon un bilan encore provisoire. Quatre victimes sont camerounais...
237onlinePar Alain-Claude Ndommercredi 4 novembre 2026 à 15:22

Metafrique Steel est à l’arrêt depuis ce mardi 3 novembre 2026. Le ministre des Mines par intérim, Fuh Calistus Gentry, a ordonné la mise à l’arrêt de l’usine de Douala-Bassa, la veille d’un violent incendie qui a fait cinq morts, selon un bilan encore provisoire. Quatre victimes sont camerounaises, une est de nationalité indienne. Cinq morts dans une usine, franchement, on ne peut plus parler d’accident banal. Une décision prise en 24 heures Le sinistre a éclaté lundi 2 novembre dans la zone industrielle de Bassa. Dès le lendemain, le ministre a réuni les responsables de l’entreprise pour une réunion de crise, puis il a tranché : l’usine ferme, au moins le temps de l’enquête. La mesure est dite « conservatoire ». On ne sait pas encore pour combien de temps. Direction ensuite l’Hôpital général de Douala. Fuh Calistus Gentry y a rencontré le personnel médical, dont le directeur général, le Pr Henry Luma, avant de passer au chevet des blessés dans un état critique. Au chevet des victimes, la réalité rattrape les discours. Le Pr Juliette Metogo, du service de réanimation, a livré un point détaillé. Trois employés ont pu regagner leur domicile. Deux autres sont placés sous assistance respiratoire, entre la vie et la mort. Un décès supplémentaire a été enregistré, portant le bilan provisoire à cinq morts. Quatre Camerounais et un ressortissant indien. On ne sait pas encore si les normes de sécurité étaient strictement respectées avant que les flammes ne ravagent l’entrepôt. Mais au-delà du bilan humain, c’est la gestion des risques industriels dans la zone de Bassa qui pose question. La fermeture de l’usine n’est pas une simple formalité administrative. C’est un aveu que quelque chose a dysfonctionné dans la chaîne de prévention. Et maintenant, les comptes Ce qui frappe, c’est la vitesse. En une journée, l’État a fermé un site industriel. C’est rare. On a l’habitude de voir les enquêtes s’éterniser et les usines rouvrir sans que personne ne sache vraiment ce qui s’est passé. Mais la fermeture ne répond à aucune des vraies questions. Pourquoi le feu a-t-il pris ? Les consignes de sécurité étaient-elles respectées ? Qui répondra des cinq morts ? Le collectif d’avocats Voukeng-Tougoua-Kitio a déjà annoncé des actions civiles et pénales dans un communiqué du 2 novembre. Et les salariés restants ? Difficile de ne pas y voir un autre problème : une usine à l’arrêt, c’est des centaines d’emplois en suspens à Bassa. Rien n’a été dit à ce stade sur leur sort. Un ouvrier aurait lâché dans une colère rouge au gouverneur du Littoral : « Il a fallu cinq morts pour qu’on ferme. » Les résultats de l’enquête diront si Metafrique Steel peut rouvrir un jour. D’ici là, les familles des victimes attendent des réponses. Ne manquez aucune actualite ! Gratuit - Mises a jour en temps reel - Sur mobile et desktop Journaliste pour 237online.com, spécialisé dans les questions de société et la vie quotidienne des Camerounais.
Mis à jour Il y a 1h