Metafrique Steel fermée : billettes et minerai à 60-64 % en vue
Cinq morts, douze blessés graves, et une usine fermée. Après l’accident du 2 novembre 2026 chez Metafrique Steel à Douala, le ministre Fuh Calistus Gentry a réuni la filière métallurgique le 4 novembre. Il a ordonné la fermeture de l’entreprise, puis a lancé un autre message aux industriels : pro...
237onlinePar Laurent Dibyjeudi 5 novembre 2026 à 16:031 vues

Cinq morts, douze blessés graves, et une usine fermée. Après l’accident du 2 novembre 2026 chez Metafrique Steel à Douala, le ministre Fuh Calistus Gentry a réuni la filière métallurgique le 4 novembre. Il a ordonné la fermeture de l’entreprise, puis a lancé un autre message aux industriels : produire des billettes à partir de minerai de fer enrichi à 60-64 %. Deux sujets, un seul secteur sous pression. Fermeture, enquête et « tolérance zéro » La rencontre s’est tenue dans les services du gouverneur du Littoral, Samuel Dieudonné Ivaha Diboua. Autour de la table : le préfet du Wouri, le procureur général, le maire de Douala, des responsables du Conseil régional, et des entreprises comme FOKOU, ACERO, PROMETAL et Metafrique Steel. La décision tombe sans détour. Metafrique Steel reste fermée jusqu’à la mise en œuvre des recommandations des investigations. Le journal qui rapporte la réunion parle de « fermeture totale ». Une enquête administrative et technique est ouverte sous la conduite du Comité national de l’inspection. Elle doit établir les circonstances du drame et d’éventuelles responsabilités. Rien ne dit à ce stade ce qui a causé l’incendie, évoqué dans l’extrait comme « violent » et survenu en matinée. Le ministre martèle la « tolérance zéro ». « Devant une telle situation, l’État ne saurait hésiter », a-t-il déclaré, cité dans l’extrait de presse. Il a insisté sur la prise en charge des victimes et la protection des travailleurs, avec des sanctions en cas de violations avérées des normes. Le Dr Pierre Moueleu a présenté un exposé sur la prévention des risques et les dispositions à prendre avant toute installation industrielle. Un détail pèse lourd : c’est la deuxième situation dramatique de ce type en six mois, selon l’extrait. Franchement, on attendait mieux après le premier avertissement. Billettes et minerai enrichi, le virage demandé Après l’urgence, la vision. Fuh Calistus Gentry invite les industriels à moderniser leurs procédés, en privilégiant du minerai de fer enrichi à 60-64 % pour fabriquer des billettes à partir du concentré de fer. C’est un virage que beaucoup n’ont pas vu venir dans un discours de crise. Mais le lien reste à démontrer. Rien dans les éléments disponibles n’établit que le procédé de production ait joué un rôle dans l’accident. Le ministre associe sécurité et modernisation, sans qu’on sache encore si l’une corrige l’autre. Douala pèse environ 90 % de la capacité industrielle du pays et de la sous-région CEMAC, selon l’extrait. Quand une usine s’arrête là, c’est tout un écosystème qui tousse : emplois, fournisseurs, chaîne de production. Reste la question de la reconstruction. Le ministre promet un contrôle de toutes les mises à jour avant tout redémarrage. « Il n’est plus possible de continuer avec la société Metafrique dans cet état », a-t-il dit. Ne manquez aucune actualite ! Gratuit - Mises a jour en temps reel - Sur mobile et desktop Journaliste économique pour 237online.com, Laurent Diby couvre les finances publiques, l'énergie, les infrastructures et les marchés camerounais. Email: laurentdiby@237online.com
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