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Metafrique Steel poursuivi en justice après l’incendie de Bassa

Metafrique Steel va devoir s’expliquer devant des juges. Le collectif d’avocats Voukeng-Tougoua-Kitio, constitué pour plusieurs victimes de l’incendie de Douala-Bassa, annonce des actions civiles et pénales dans un communiqué du 2 novembre 2026. Les conseils parlent d’un sinistre « d’une gravité ...

237onlinePar Alain-Claude Ndommercredi 4 novembre 2026 à 14:48
Metafrique Steel poursuivi en justice après l’incendie de Bassa
Metafrique Steel va devoir s’expliquer devant des juges. Le collectif d’avocats Voukeng-Tougoua-Kitio, constitué pour plusieurs victimes de l’incendie de Douala-Bassa, annonce des actions civiles et pénales dans un communiqué du 2 novembre 2026. Les conseils parlent d’un sinistre « d’une gravité inouïe » et refusent que l’entreprise se réfugie derrière un simple accident. Des poursuites sur deux terrains Le collectif vise « toute personne physique ou morale » dont la responsabilité serait engagée. La société et ses dirigeants sont cités en premier. Sur le plan civil, les avocats invoquent le Code civil. Sur le plan pénal, ils s’appuient sur les textes relatifs à la sécurité au travail et à l’usage professionnel des engins à pression. Leur ligne est nette : « Un incendie peut être accidentel ; les éventuelles négligences qui l’ont rendu possible, ou qui en ont aggravé les conséquences, ne sauraient rester sans réponses. » Trois exigences figurent dans le communiqué. Que la lumière soit faite sur les circonstances, que les responsabilités soient établies, que les victimes obtiennent la réparation intégrale de leurs préjudices. Le texte ne donne ni bilan humain ni cause du feu. On ne sait pas non plus, à ce stade, si les plaintes sont déjà déposées. Les avocats disent qu’ils « entendent » les engager. « Récidive incompréhensible » Le mot qui fait mal, c’est « récidive ». Le collectif parle d’un « nouvel incendie » sur le site, malgré ce qu’il appelle l’arsenal juridique camerounais en matière de sécurité au travail. Difficile de ne pas y voir un reproche direct : les règles existent, le problème serait leur application. Pour un journaliste qui connaît la zone industrielle de Bassa, la phrase est forcément familière. Combien de fois a-t-on entendu parler de sinistres dans ce périmètre, avec le même scénario et le même silence ensuite ? Les avocats ne sont pas des novices. Ils ont défendu des victimes du crash de Kenya Airways à Douala en 2007 et de la catastrophe ferroviaire d’Eséka en 2016. Ils sont aujourd’hui mobilisés sur l’accident du barrage de Nachtigal, survenu le 30 août 2023. Metafrique n’affronte pas un cabinet de passage. « Les victimes ne sauraient être les seules à payer le prix de défaillances dont elles ne sont pas responsables », écrivent-ils. La version de Metafrique Steel reste à connaître. La suite dépendra du dépôt effectif des plaintes et de la réaction du parquet de Douala. Ne manquez aucune actualite ! Gratuit - Mises a jour en temps reel - Sur mobile et desktop Journaliste pour 237online.com, spécialisé dans les questions de société et la vie quotidienne des Camerounais.
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