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Minta : le rutile du Cameroun attire Washington et Lion Rock

Le ministre par intérim des Mines, Fuh Calistus Gentry, était mardi 27 octobre sur le gisement de rutile de Minta, dans la Haute-Sanaga, avec John G. Robinson, de l’ambassade des États-Unis. Au programme, une démonstration d’extraction devant les ouvriers de Lion Rock Minerals. Le minerai affiche...

237onlinePar Laurent Dibyjeudi 29 octobre 2026 à 18:401 vues
Minta : le rutile du Cameroun attire Washington et Lion Rock
Le ministre par intérim des Mines, Fuh Calistus Gentry, était mardi 27 octobre sur le gisement de rutile de Minta, dans la Haute-Sanaga, avec John G. Robinson, de l’ambassade des États-Unis. Au programme, une démonstration d’extraction devant les ouvriers de Lion Rock Minerals. Le minerai affiche une teneur en oxyde de titane de plus de 80 %. Franchement, voir Washington se déplacer en brousse pour du rutile, ça dit quelque chose. Une descente sur le terrain et des chiffres solides La séance s’est tenue dans la commune de Minta, région du Centre. Un dispositif inséré jusqu’au sous-sol a permis aux ouvriers de montrer comment le rutile est prélevé. Selon Theuns de Bruyn, directeur général de Lion Rock Minerals, entreprise australienne, il s’agit de « mines qu’on ne peut trouver nulle part ailleurs dans le monde ». Les campagnes d’exploration ont identifié du rutile à plus de 80 % d’oxyde de titane dans les zones de Mboma, Loum et Minta 1. Le ministre a présenté un « méga projet minier de rutile et de monazite (terres rares) ». Le rutile sert dans l’industrie spatiale et les équipements médicaux. La monazite entre dans la fabrication de moteurs de véhicules électriques. « Le Cameroun a confirmé sa place de leader dans les minéraux critiques en Afrique », a lancé Fuh Calistus Gentry, en rappelant la mise en production des gisements de fer de Kribi et de Grand-Zambi, de la bauxite de Minim-Martap et du calcaire de Mintom. Mais annoncer un gisement n’est pas l’exploiter. Exploitation possible d’ici trois ans, d’après le Minmidt. L’ombre de l’accord américano-australien Reste à comprendre pourquoi les Américains sont là. En octobre 2025, le président américain et le Premier ministre australien ont signé un accord-cadre de 8,5 milliards de dollars, soit environ 5 012,2 milliards de FCFA, pour sécuriser leurs chaînes d’approvisionnement en minéraux critiques. John Robinson ne s’en cache pas. « Minta se trouve au centre de l’économie mondiale », dit-il, avant d’ajouter qu’il est « essentiel » pour les États-Unis de sécuriser ces chaînes. Un dialogue économique et commercial entre les deux pays, en août dernier, a fait du secteur minier une priorité de coopération. Le diplomate espère aussi une amélioration du climat des affaires et du Code minier. Le message est clair : Washington veut du minerai, et des règles qui rassurent. Pour le ministre, ce projet confirme que les grandes sociétés minières s’intéressent au pays depuis que la politique minière du président de la République a été dévoilée. Sur le terrain, les attentes sont plus simples. Jean Lambert Nang, maire de Minta, espère que le gisement « change la vie des populations rurales », avec de l’eau, de l’électricité et des routes vers les sites. Ni calendrier d’investissement ni montant du projet n’ont été communiqués. À Minta, on attend surtout de voir si l’exploitation promise d’ici trois ans arrive vraiment. Ne manquez aucune actualite ! Gratuit - Mises a jour en temps reel - Sur mobile et desktop Journaliste économique pour 237online.com, Laurent Diby couvre les finances publiques, l'énergie, les infrastructures et les marchés camerounais. Email: laurentdiby@237online.com
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