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« Mon père est mourant » : la fille de Biya brise le silence, le gouvernement dément

Le président camerounais Paul Biya, 93 ans, n'a pas été vu en public depuis la fête nationale du 20 mai 2026 tandis que Jeune Afrique révèle son hospitalisation...

Cameroun,Cameroon Camer.be, l'information claire et nette::Cameroun,Cameroon,CAM — rssPar Paul Moutilalundi 6 juillet 2026 à 13:16
« Mon père est mourant » : la fille de Biya brise le silence, le gouvernement dément
© Camer.be : Paul Moutila 06 Jul 2026 13:16:31 | 1640 | © Camer.be : Paul Moutila CAMEROUN :: « Mon père est mourant » : la fille de Biya brise le silence, le gouvernement dément :: CAMEROON Le président camerounais Paul Biya, 93 ans, n'a pas été vu en public depuis la fête nationale du 20 mai 2026 tandis que Jeune Afrique révèle son hospitalisation dans une clinique privée de Genève après un malaise, sa fille Brenda affirme qu'« il est mourant », et que le gouvernement camerounais, sans fournir la moindre preuve de vie, dénonce des « conjectures malveillantes ». Cela fait six semaines. Six semaines que les Camerounais scrutent l'horizon, guettant une apparition, une photo, un signe. Six semaines que le président Paul Biya, 93 ans, 44 ans de pouvoir, s'est volatilisé. Six semaines qu'un pays entier est suspendu à un silence assourdissant. Sa dernière image remonte au 20 mai 2026, sur le boulevard du 20 Mai à Yaoundé. Le chef de l'État préside le défilé de la fête nationale. Il paraît frêle. Les caméras de la télévision nationale évitent les gros plans. Quelques heures plus tard, il n'est plus là. Selon les révélations de Jeune Afrique, Paul Biya aurait fait un malaise lors de la réception du 20 mai au Palais de l'Unité. Il aurait ensuite été discrètement évacué vers une clinique privée de Genève le 7 juin. Le gouvernement camerounais dément formellement toute hospitalisation. Mais il confirme que le président est bien en Suisse. Sans fournir la moindre preuve de vie. Dans ce vide sidéral, une voix a surgi. Celle de Brenda Biya, la fille du président. Dans une vidéo postée le 4 juillet, elle lâche une bombe : « Mon père est mourant ». Elle accuse l'entourage présidentiel de la maintenir enfermée et de la filmer à son insu. « Le gouvernement est en train de finir », ajoute-t-elle. Le Cameroun, dirigé par le même homme depuis 1982, n'a jamais connu d'autre président. Et voilà que le « Sphinx de Mvomeka'a » pourrait bien n'être plus qu'un fantôme. La question n'est plus politique. Elle est existentielle : Paul Biya est-il encore en vie ? Une absence qui dure, un silence qui pèse Le 20 mai 2026, le Cameroun célèbre sa fête nationale. Paul Biya, 93 ans, préside la parade militaire sur le boulevard du 20 Mai à Yaoundé. Les images officielles le montrent, mais les observateurs notent une fragilité inhabituelle. Depuis ce jour, plus rien. L'homme qui a dirigé le Cameroun pendant plus de quatre décennies a disparu des radars. Le gouvernement se borne à indiquer que le chef de l'État se trouve en Suisse pour un « séjour privé ». Le 18 juin, le porte-parole du gouvernement, René Emmanuel Sadi, dément les informations de Jeune Afrique, les qualifiant de « conjectures malveillantes et infondées ». Il confirme toutefois que Biya est à Genève et qu'il pourrait y effectuer des « consultations médicales de routine ». Mais aucune preuve de vie n'est apportée. L'enquête de Jeune Afrique : malaise, clinique secrète, dossier gelé Le 16 juin, le magazine panafricain Jeune Afrique publie une enquête qui ébranle le pouvoir camerounais. Selon l'article, Paul Biya aurait fait un malaise lors des cérémonies du 20 mai. Il aurait été évacué discrètement le 7 juin vers une clinique privée de Genève. Les médecins auraient pressé son hospitalisation depuis plusieurs semaines. La clinique est tenue secrète. Les dossiers urgents de l'État sont gelés. Le fils du président, Franck Biya, habituellement basé à Monaco, a rejoint son père en Suisse. La famille se réunit autour du patriarche. Jeune Afrique n'a pas démenti ses informations. Brenda Biya : la fille qui brise le tabou Dans ce contexte de silence officiel, Brenda Biya, la fille du président, a choisi de parler. Le 4 juillet 2026, elle publie une vidéo sur Facebook qui va enflammer la toile. Elle affirme que son père est mourant et que son entourage le sait. Elle accuse les proches du président de la maintenir enfermée dans une chambre pour la filmer. Elle dit avoir tenté de rentrer au Cameroun, mais les autorités l'en auraient empêchée. Sa conclusion est glaçante : « Le gouvernement est en train de finir ». Mais Brenda Biya n'est pas une source fiable. Elle s'est déjà illustrée par des déclarations spectaculaires suivies de rétractations. En septembre 2025, elle appelait les Camerounais à ne pas voter pour son père, avant de se rétracter et de le louer. En mars 2026, elle justifiait son refus de se lever pendant l'hymne national par des « problèmes d'équilibre ». En avril, elle déclarait ne pas s'attendre à vivre longtemps. Ses propos doivent donc être pris avec précaution. Mais ils révèlent une vérité plus large : dans l'absence de transparence, les rumeurs deviennent les seules sources d'information pour des millions de Camerounais. Le poids du silence : un État opaque La santé de Paul Biya est un secret d'État. Depuis des décennies, le régime camerounais entretient le flou autour de l'état de son dirigeant. En 2018, une enquête estimait que Biya avait passé environ quatre ans et demi de sa présidence hors du Cameroun, principalement en Suisse. Ses absences sont systématiquement présentées comme des « courts séjours », même lorsqu'elles durent des mois. En septembre 2024, son silence était devenu si inquiétant que le gouvernement avait dû démentir publiquement sa mort. Cette opacité n'est pas neutre. Elle est le moteur des rumeurs incessantes. Le Cameroun, un pays gouverné par un fantôme ? À l'heure où le Cameroun fait face à des défis majeurs insurrection séparatiste dans les régions anglophones, crise économique, pression terroriste le pays est dirigé depuis une clinique suisse par un homme que personne n'a vu depuis six semaines. Le politologue Aboubakar Ousmane Mey a déclaré que Biya n'est « plus en contrôle de la gouvernance du pays », et qu'une « tierce personne » manipulerait les rouages de l'État. Les blogueurs camerounais publient désormais des prédictions quasi-quotidiennes sur la mort du président. Un rituel morbide qui en dit long sur le désarroi d'un peuple. La question de la succession : le vrai enjeu Derrière le mystère sanitaire se profile une question politique vertigineuse : qui succédera à Paul Biya ? Le président, au pouvoir depuis 1982, est le plus vieux chef d'État du monde et le deuxième plus ancien président d'Afrique. Il a été réélu pour un huitième mandat en novembre 2025. Son fils, Franck Biya, est de plus en plus présenté comme un successeur potentiel. Sa présence en Suisse aux côtés de son père alimente les spéculations. Mais d'autres figures, comme le secrétaire général de la présidence Ferdinand Ngoh Ngoh, pourraient également briguer la succession. Le Cameroun, qui n'a connu que Biya depuis 44 ans, se prépare à un basculement historique. Mais dans le plus grand des secrets. Pour plus d'informations sur l'actualité, abonnez vous sur : notre chaîne WhatsApp Lire aussi dans la rubrique POLITIQUE
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