Mont Cameroun : le gouverneur appelle au calme à Buea
Le Mont Cameroun a fait trembler certains quartiers de Buea la semaine dernière, et le gouverneur du Sud-Ouest demande de ne pas paniquer. Bernard Okalia Bilai a réuni le 3 novembre les autorités traditionnelles, les services techniques et les forces de l’ordre pour préparer un plan de réponse en...
237onlinePar Alain-Claude Ndommercredi 4 novembre 2026 à 09:11

Le Mont Cameroun a fait trembler certains quartiers de Buea la semaine dernière, et le gouverneur du Sud-Ouest demande de ne pas paniquer. Bernard Okalia Bilai a réuni le 3 novembre les autorités traditionnelles, les services techniques et les forces de l’ordre pour préparer un plan de réponse en cas d’éruption. Le volcan est actif, la périodicité de ses éruptions tourne autour de 17 à 25 ans. Le message du jour : rester calme, mais se préparer. Ce que disent les experts Lors de la séance de travail, le Dr Mafany Teke, délégué régional de la Recherche scientifique pour le Sud-Ouest, a présenté les résultats d’études menées dans une onzaine de villages après le tremblement de la semaine dernière. Sa conclusion : pas de raison d’alarme à ce stade. Les experts ajoutent un bémol. Buea serait sûre à 80 % face aux émissions de lave, mais reste très vulnérable aux séismes, à cause de la nature des constructions en hauteur. Le Mont Cameroun a connu huit éruptions en 200 ans, a rappelé le chef supérieur de Buea, Sa Majesté Robert Esuka Endeley. Ses propos, a-t-il précisé lui-même, ne sont pas scientifiques mais viennent de la tradition. Les chefs traditionnels de Buea affirment qu’à chaque fois que des secousses se produisent, l’éruption est imminente. Ils disent aussi pratiquer des rituels pour détourner la lave du centre-ville. Le gouverneur a donné des consignes précises. Les chefs doivent identifier des zones sûres dans leurs villages, où les habitants pourraient être évacués en cas d’éruption. Ils devront aussi sensibiliser leurs populations. Le sous-préfet et le maire de Buea doivent faire de même dans les quartiers du centre-ville. Le plan de gestion des risques de catastrophe sera actualisé. Entre rituels et sismographes Franchement, la scène est assez parlante. D’un côté, un chercheur qui rassure avec des études de terrain. De l’autre, des chefs qui disent que les secousses annoncent une éruption. Les deux discours se sont retrouvés dans la même salle. Le gouverneur a tranché avec prudence : sensibiliser sur les mesures de sécurité plutôt que semer la panique. Il a aussi appelé les leaders d’opinion à faire de même lors de leurs sorties. Reste une question que personne n’a posée publiquement : combien de temps faudrait-il pour évacuer une ville comme Buea ? On ne sait pas encore si des exercices de simulation sont déjà programmés, malgré la demande faite aux chefs d’en organiser. Dernière éruption notable du volcan : 2012, selon la mémoire collective. L’échéance de 17 à 25 ans n’a rien d’une date, mais elle tourne dans toutes les têtes. Le plan de gestion des risques doit être actualisé, sans calendrier annoncé. Les habitants de Buea attendent surtout de savoir où aller si le volcan se réveille, et quand on le leur dira. Ne manquez aucune actualite ! Gratuit - Mises a jour en temps reel - Sur mobile et desktop Journaliste pour 237online.com, spécialisé dans les questions de société et la vie quotidienne des Camerounais.
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