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Mont Cameroun : le MINRESI écarte l’éruption, mais pas le risque

Le MINRESI rassure, et prévient dans la même phrase. Dans son communiqué final du 4 novembre, le ministère affirme que les secousses ressenties à Buea le 23 octobre n’annoncent pas de phase éruptive. Mais le mont Cameroun n’a pas bougé depuis 2000, et ses éruptions reviennent environ tous les vin...

237onlinePar Alain-Claude Ndomjeudi 5 novembre 2026 à 19:58
Mont Cameroun : le MINRESI écarte l’éruption, mais pas le risque
Le MINRESI rassure, et prévient dans la même phrase. Dans son communiqué final du 4 novembre, le ministère affirme que les secousses ressenties à Buea le 23 octobre n’annoncent pas de phase éruptive. Mais le mont Cameroun n’a pas bougé depuis 2000, et ses éruptions reviennent environ tous les vingt ans. Difficile de ne pas y voir un message à double tranchant. Ce que disent les stations sismiques Tôt le matin du 23 octobre, une partie de la population de Buea a senti la terre trembler pendant quelques secondes. Dans plusieurs quartiers, des habitants ont parlé de dix à quinze secondes. Les rumeurs ont suivi, évidemment. Le ministère répond avec ses enregistrements. La station internationale d’Edéa et celles du réseau GEOFON ne montrent « aucun évènement sismique majeur » émanant du volcan. Or une phase éruptive, rappelle le communiqué, est toujours précédée d’une crise sismique. Ce n’est pas le cas pour le moment. Reste le chiffre qui fait réfléchir. Entre 2022 et 2026, l’activité sismique a évolué en dents de scie : des pics de 76 séismes par mois, une moyenne de 30 en période calme. Depuis janvier, la tendance est à la baisse. Les chercheurs du MINRESI disent continuer un suivi « méticuleux ». La phrase qui coince, c’est celle-ci : « il est fort à craindre qu’une nouvelle éruption survienne à tout moment ». Une rassurance qui laisse un goût d’inachevé Franchement, le texte pose question. D’un côté, aucun signal d’alerte. De l’autre, une fréquence d’éruptions autour de vingt ans, une dernière en 2000, et donc vingt-six ans de silence. Le gouverneur du Sud-Ouest, Bernard Okalia Bilai, parle d’une fourchette de 17 à 25 ans. Le cycle est donc largement dépassé. Le 3 novembre, il a réuni les services techniques et les chefs traditionnels à Buea pour préparer des « stratégies d’intervention ». Les chefs doivent identifier des « zones sûres » dans leurs villages. Aucun ordre d’évacuation n’a été donné. Le précédent de 2000 hante la ville. L’éruption, du 28 mai au 19 juin, avait approché les coulées à moins de quatre kilomètres de Buea. On ne sait pas encore si le plan d’urgence sera publié en détail. Rien ne confirme non plus que les habitants savent où aller. Le volcan n’a pas parlé. Les autorités, elles, se préparent quand même. Ne manquez aucune actualite ! Gratuit - Mises a jour en temps reel - Sur mobile et desktop Journaliste pour 237online.com, spécialisé dans les questions de société et la vie quotidienne des Camerounais.
Mis à jour Il y a 3h