Mort de Clément Atangana : le Tchad rend hommage à un « haut magistrat » camerounais
La disparition de Clément Atangana suscite des réactions au-delà des frontières camerounaises. Dans un message officiel daté du 5 octobre 2026, le président du Conseil constitutionnel du Tchad, Maître Jean-Bernard Padaré, a adressé ses condoléances au Conseil constitutionnel du Cameroun après le ...
Le bled parle : Actu cameroun info net - Journal Cameroun Web — feedPar LMZjeudi 8 octobre 2026 à 12:252 vues

La disparition de Clément Atangana suscite des réactions au-delà des frontières camerounaises. Dans un message officiel daté du 5 octobre 2026, le président du Conseil constitutionnel du Tchad, Maître Jean-Bernard Padaré, a adressé ses condoléances au Conseil constitutionnel du Cameroun après le décès de son président, survenu le 4 octobre à l’Hôpital américain de Paris. Au nom des membres et du personnel de l’institution tchadienne, Jean-Bernard Padaré a fait part de sa « profonde compassion » à ses homologues camerounais. Il a rendu hommage à un « haut magistrat » qui, selon lui, a consacré sa carrière au service du droit et de la justice. Le président du Conseil constitutionnel du Tchad souligne notamment le rôle joué par Clément Atangana dans l’affirmation de l’État de droit, la consolidation de la justice constitutionnelle au Cameroun et le rayonnement de cette institution sur les scènes africaine et internationale. Cette marque de solidarité intervient alors que le Cameroun poursuit les hommages à l’une des figures les plus marquantes de sa magistrature. Hospitalisé pendant plusieurs mois à Yaoundé avant d’être évacué en Europe, Clément Atangana est décédé à l’âge de 85 ans, mettant un terme à une longue carrière de plus de trois décennies dans la magistrature. Formé à l’École nationale d’administration et de magistrature (ENAM) puis à l’Institut international d’administration de Paris, il avait occupé plusieurs hautes fonctions judiciaires, notamment celles de procureur général, président de cour d’appel et conseiller à la Cour suprême, avant d’être nommé, le 7 février 2018, premier président du Conseil constitutionnel du Cameroun. Son nom restera associé aux contentieux des élections présidentielles de 2018 et 2025, au cours desquels le Conseil constitutionnel s’était prononcé en dernier ressort sur les recours déposés contre les résultats. Des décisions qui ont largement contribué à faire de Clément Atangana l’un des visages les plus connus et les plus controversés de la justice camerounaise. Une réalité corroborée par les hommages contrastés que M. Irrecevable reçoit depuis sa disparition.
Mis à jour 8 oct.