Moussa Njoya accuse Christophe Bobiokono « d’inculture judiciaire »
Dans une nouvelle tribune que vient de publier le politologue, il accuse par ailleurs le journaliste directeur de publication du journal Kalara de « manipulation ». Lire […]
ActuCamerounPar Armand Djaleuvendredi 4 septembre 2026 à 08:21

Dans celui-ci, comme à ton habitude, au lieu de répondre sur des faits, tu te lances plutôt dans des attaques personnelles et surtout sur des sujets périphériques sur lesquels tu ne maîtrises rien du tout, en voulant faire comprendre dans un raccourcis que même les magistrats des parquets de droit commun (civils) peuvent être bougés sans conseil supérieur de la magistrature. Qui l’a nié ? Quand je précise que les magistrats militaires peuvent être bougés à temps et à contre-temps, je parle davantage des magistrats du siège, notamment les juges d’instruction et les présidents et vice-présidents des juridictions militaires, que tes amis et toi chassent dès que l’affaire prend une « certaine direction » ! Pour ta gouverne, mon cher, le lieutenant-colonel Cerlin Belinga, d’avec qui tu veux absolument me lier, est parti du parquet pour le siège en tant que vice-président et juge d’instruction ! Je te mets au défi de me produire un cas similaire dans les juridictions civiles de droit commun, en dehors du conseil supérieur de la magistrature ! Mais en passant dis-nous : pourquoi c’est dès que les experts Oloumou et Bitdjocka sont passés, et que le premier témoin issu de la commission d’enquête mixte a été secoué que vous vous êtes subitement rappelé que Cerlin Belinga ne menait pas bien l’affaire ? Au point où ton journal qui avait disparu des kiosques est réapparu subitement … Pourquoi cette précipitation à le débarquer en pleine audience, juste avant qu’il ne fasse la reexamination du Colonel Otoulou, qui a passé le temps à l’accuser maladroitement, pour justifier ses énormes manquements durant l’enquête préliminaire qu’il a mené (et ça là, même toi tu l’as reconnu) ? Mais au-delà de tout, j’ai surtout apprécié tout ton effort à vouloir démontrer que même si des faits nouveaux survenaient, tes « gens » Modeste MOPA et le ministre d’État Ferdinand Ngoh Ngoh ne retrouveraient pas les accusés actuels sur les bancs du Tribunal militaire de Yaoundé ! Et pour cela, tu prends encore maladroitement l’exemple hors contexte de l’affaire de l’avion présidentiel ! Mon cher soi-disant chroniqueur judiciaire, mais qui n’a jamais mis ses pieds dans une salle de cours de Droit, sache alors que dans l’affaire de l’avion présidentiel, il y avait en réalité deux affaires : l’affaire du BBJ-2 qui concernait Marafa et Fotso, d’une part, et l’affaire de l’Albatros qui concernait Mebara et l’ambassadeur Mendouga, d’autre part ! C’est pour cela quils n’ont pas été jugés ensemble ! Pour ta gouverne, au cours d’une affaire, même un témoin peut changer de statut, en passant de témoin à accusé. Combien de fois, un nouveau complice ou acteur découvert au cours d’une affaire … ? Si tu n’allais pas seulement dormir dans les salles d’audience, comme tu le fais constamment au tribunal militaire, tu le saurais au moins. Même si tu n’as jamais lu un vrai livre de droit de ta vie ! C’est avec ce genre de légèreté que tu oses souvent accuser des gens dans ton torchon, comme te l’a encore rappelé le DG Eko Eko lors de la dernière audience, au cours de laquelle la honte pouvait te t.uer tellement tu étais là risée de la salle (j’y reviendrai dans les jours à venir …). Cependant, en plus de ton ignorance, je comprends parfaitement que tout ton effort à démontrer que tes « amis » ne peuvent plus retrouver les bancs du tribunal militaire de Yaoundé dans l’affaire Martinez Zogo traduit et trahit plutôt la peur panique qui vous a gagné depuis quelque temps. Et qui vous amène à faire feu de tout bois ! Si l’on n’a rien à se reprocher, pourquoi faire venir des journalistes et des leaders d’opinion de Douala, les loger, les nourrir et les payer pour venir vous soutenir au tribunal militaire ?
Mis à jour Il y a 15h