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MTN Cameroun accusé d’arnaque par un chef traditionnel

Frotter une puce sur ses cheveux pour capter le réseau, voilà où en est MTN Cameroun selon un dignitaire exaspéré. Fo’o Tchamaleu Nguento II (Sa Majesté Fo’o Tchamaleu Ndīā Shugaíntō II), chef traditionnel Banwa, vient de publier une vidéo au vitriol contre l’opérateur après avoir accumulé les dé...

237onlinePar Alain-Claude Ndommardi 3 novembre 2026 à 11:46
MTN Cameroun accusé d’arnaque par un chef traditionnel
Frotter une puce sur ses cheveux pour capter le réseau, voilà où en est MTN Cameroun selon un dignitaire exaspéré. Fo’o Tchamaleu Nguento II (Sa Majesté Fo’o Tchamaleu Ndīā Shugaíntō II), chef traditionnel Banwa, vient de publier une vidéo au vitriol contre l’opérateur après avoir accumulé les déboires techniques à Douala. L’homme dénonce des équipements payés au prix fort qui cessent d’émettre après quelques jours, sans aucun recours sérieux. Quand des têtes couronnées montent au créneau contre les télécoms, c’est que le ras-le-bol dépasse largement les salons feutrés. Deux box internet hors service et 50 000 FCFA évaporés L’histoire débute devant le supermarché Santa Lucia, dans le quartier Yassa. Des promoteurs aux couleurs de la marque vendaient du matériel sous une tente festive, musique à fond. Le notable y achète un premier équipement, une agente vient faire les réglages à domicile, et le signal coupe dès le lendemain. Coup classique. Quand son équipe relance le numéro laissé par la vendeuse, la ligne sonne dans le vide, puis l’agence centrale affirme ne pas reconnaître ces agents pourtant installés en plein jour sur l’espace public. Mais le dignitaire ne s’est pas arrêté là. Il envoie ses collaborateurs racheter un second boîtier directement en boutique officielle pour soutenir ses activités communautaires gratuites. Bilan ? La connexion tient environ dix jours avant de mourir subitement. Au service client, les téléconseillers conseillent alors de redémarrer, de retirer la batterie, voire d’astiquer la puce sur le crâne. On croit rêver. Cinquante mille francs jetés par la fenêtre pour le premier boîtier, des frais supplémentaires pour le second, et toujours pas le moindre mégaoctet exploitable pour diffuser ses travaux culturels. L’amateurisme du service client ne passe plus Le cas de ce chef traditionnel illustre ce que vivent des milliers d’abonnés d’Akwa jusqu’à Yaoundé. L’opérateur encaisse sans sourciller, laissant proliférer des intermédiaires douteux sur le trottoir sans assumer le service après-vente derrière le comptoir. C’est quand même sidérant de voir une multinationale renvoyer la faute sur des fantômes quand ses propres puces sont activées sur place. Le signal est clair : la tolérance populaire face aux pannes à répétition touche à sa fin. Faut-il réciter des incantations pour ouvrir une simple page web ? La question se pose sans détour. Beaucoup d’usagers silencieux subissent ces mêmes prélèvements sans jamais obtenir gain de cause, faute de tribune pour crier leur colère. L’autorité traditionnelle exige aujourd’hui des réparations et un assainissement immédiat des réseaux de distribution mobile. L’agence de régulation devra vite regarder ce qui se trame sur les trottoirs de nos métropoles. Ne manquez aucune actualite ! Gratuit - Mises a jour en temps reel - Sur mobile et desktop Journaliste pour 237online.com, spécialisé dans les questions de société et la vie quotidienne des Camerounais.
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