Nécrologie : Anani Rabier Bindji s’éteint à Paris
Le célèbre journaliste Anani Rabier Bindji est décédé le 21 juin 2026 à Paris des suites d’une longue maladie. Figure emblématique et respectée des médias, il laisse derrière lui le souvenir d’un homme dévoué au service de l’information et de la communication. « Anani Rabier Bindji s’est éteint a...
Cameroun Actuel - Portail d'information sur l'actualité au Cameroun — feedPar Cameroun Actueldimanche 21 juin 2026 à 23:06

Le célèbre journaliste Anani Rabier Bindji est décédé le 21 juin 2026 à Paris des suites d’une longue maladie. Figure emblématique et respectée des médias, il laisse derrière lui le souvenir d’un homme dévoué au service de l’information et de la communication. « Anani Rabier Bindji s’est éteint aujourd’hui à Paris, et c’est comme si une braise venait de quitter le foyer du monde. Il emporte avec lui cette manière rare de tenir la parole comme on tient une promesse, de traverser la nuit sans jamais renoncer à l’aube. Son départ laisse un silence lourd, un vide qui résonne. Que sa lumière continue de nous précéder », écrit Vincent Sosthène Fouda. Né d’une famille très pauvre avec une famille autrefois nombreuse, dont la mère a eu six enfants, dont tous sont décédés à cause de la maladie. Dans sa famille, selon ses dires, « on avait dépassé le cap de la pauvreté, on était arrivé à celui de la misère ». D’un père manœuvre, d’une mère ménagère qui a perdu tous ses enfants puis est restée quatre ans avant de le concevoir. Il est devenu le fils unique, le septième, le dernier et le seul encore vivant. Il passa son primaire à Saint-Jean-Bosco et à l’école Sacré-Cœur avant d’entrer au collège Libermann le 15 septembre 1954. Né au marché central, grandi au marché des chèvres, il irait même à se qualifier d’enfant de la rue. Quelques temps après 3 ans passés à Libermann, il obtient le concours d’entrée à l’école militaire à Brazzaville. Parti du Cameroun le 25 août 1956 par le biais du bateau Jean Mermoz, il arrive à Pointe-Noire et se rend compte que les anciens de l’école étaient en colonie de vacances. C’est ainsi qu’ANANIE BINDZI va rejoindre les autres, arrive à Brazzaville le 3 septembre 1956. Après avoir passé de nombreux moments à Brazzaville, il revint pour une visite de famille et rentra le 1ᵉʳ octobre 1961, date à laquelle il devra revenir aussitôt pour grève. Une fois à Yaoundé, il est arrêté et enfermé pendant 15 jours à l’école militaire, qui est l’actuel ministère des Forces armées. Quand il a été relâché, il est revenu trouver ses parents à Douala. Lorsqu’il revient, il cherche un moyen de quitter le pays pour rejoindre les autres à Accra, il voit les anciens comme ETOA MBARGA et décide d’entreprendre de faire le voyage à trois. L’un d’entre eux est mort, il s’appelait NTO GASTON, un autre au nom de TOKO JACQUES, qui a été champion cycliste au Cameroun. Tous les trois, ils décident d’aller à Accra. Partis le 9 février 1962. Arrivés à Accra où ils attendaient des bourses pour aller en Union soviétique afin de pouvoir reprendre leurs places dans l’armée. Ils commencèrent à chercher de l’argent pour pouvoir se rendre en France : TOKO JACQUES, qui était déjà champion cycliste ici, s’est mis à faire des courses et moi je suis allé travailler dans le premier hôtel à Abidjan construit par des Français : «l’hôtel du Parc». Une fois la somme suffisante, ils rencontrèrent ALBERT MASSIMA qui permit à Rabier de voyager pour la France et ensuite de la France pour les USA au travers de l’EFAP (une école de communication en France). Il faut dire que l’EFAP à l’époque faisait des échanges d’étudiants, ce que l’on appelle encore des voyages d’études. Arrivé à George Town aux USA, qui faisait des échanges avec l’Efap. Il participe à ce voyage, y reste trois mois et, quand il revient demander du boulot à Jeune Afrique, ils l’embauchent. Il commence ainsi à travailler pour Jeune Afrique. Après un travail acharné, il devint le directeur et ensuite le promoteur de sa propre émission, « Toute une histoire ».
Mis à jour 22 juin