Nécrologie : décès de Emmanuel Gérard Ondo Ndong, ex-DG du FEICOM
Emmanuel Gérard Ondo Ndong, ancien Directeur Général du Fonds Spécial d’Équipement et d’Intervention Intercommunale (FEICOM) s’est éteint le 15 août 2026. Sa mort survient à peine six mois après sa libération, le 21 février 2026, mettant fin à près de vingt années de détention dans le cadre de l’...
Cameroun Actuel - Portail d'information sur l'actualité au Cameroun — feedPar Cameroun Actueldimanche 16 août 2026 à 01:101 vues

Emmanuel Gérard Ondo Ndong, ancien Directeur Général du Fonds Spécial d’Équipement et d’Intervention Intercommunale (FEICOM) s’est éteint le 15 août 2026. Sa mort survient à peine six mois après sa libération, le 21 février 2026, mettant fin à près de vingt années de détention dans le cadre de l’opération « Épervier ». Arrêté en février 2006 à son domicile de Yaoundé, Ondo Ndong était accusé de détournement de deniers publics estimés à plus de 36 milliards de FCFA. Il avait été limogé de son poste de directeur général du FEICOM trois mois plus tôt, le 11 novembre 2005. Sa condamnation avait marqué le début de l’opération « Épervier », une vaste campagne de lutte contre la corruption lancée cette même année par le président Paul Biya. Le parcours judiciaire d’Emmanuel Gérard Ondo Ndong est un feuilleton juridique qui a tenu le Cameroun en haleine. Il fut d’abord condamné à 50 ans de prison, avant de voir sa peine réduite à 20 ans en appel. Mais en 2013, la Cour suprême alourdit la sanction à 30 ans d’emprisonnement. C’est finalement une peine de 20 ans qu’il aura purgée. Une libération qui n’était ni une grâce présidentielle ni une révision de procès, mais l’aboutissement d’une peine arrivée à son terme. À sa sortie de prison, le 21 février 2026, Ondo Ndong avait été accueilli chaleureusement par les membres de sa famille. Dans ses premières déclarations publiques, il avait exprimé une gratitude surprenante : « 20 ans de prison, je suis content. Parce que par la grâce de Dieu, j’ai su faire face à cette épreuve. J’ai retrouvé tous les membres de ma famille, sauf ma mère qui est décédée pendant que j’étais en détention. » Il avait tenu à remercier « solennellement » le chef de l’État Paul Biya pour avoir organisé les obsèques de sa mère pendant son incarcération. « Comme il a fait enterrer ma mère solennellement, je lui exprime ma gratitude et solennellement mes remerciements. » Des témoignages recueillis à sa sortie évoquaient un homme affaibli, hospitalisé à plusieurs reprises, loin de l’image du dirigeant puissant qu’il incarnait autrefois. Vingt années de détention avaient laissé des traces. Son état de santé, déjà précaire à sa libération, ne lui aura pas permis de profiter longtemps de la liberté retrouvée.
Mis à jour 16 août