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Nkometou 2 : un préfet accusé de spoliation foncière au profit d’une famille de Bangangté

Le Préfet de la Lékié, Simou Kamsu Patrick, est accusé de vouloir arracher 105 hectares de terres aux villages Ekabita Medoum, Nfomakap et Nkometou 2, dans la région du Centre, pour les attribuer à la famille Ngappet, originaire de Bangangté. Les populations concernées dénoncent deux titres fonci...

237onlinePar Alain-Claude Ndomlundi 8 juin 2026 à 17:15
Nkometou 2 : un préfet accusé de spoliation foncière au profit d’une famille de Bangangté
Le Préfet de la Lékié, Simou Kamsu Patrick, est accusé de vouloir arracher 105 hectares de terres aux villages Ekabita Medoum, Nfomakap et Nkometou 2, dans la région du Centre, pour les attribuer à la famille Ngappet, originaire de Bangangté. Les populations concernées dénoncent deux titres fonciers qu’elles qualifient de faux, fabriqués dans l’obscurité, et réclament l’intervention des autorités compétentes à Yaoundé. Deux titres fonciers contestés et une menace en uniforme Les faits remontent à plusieurs mois. Deux titres fonciers sont au cœur du litige : le N°108, portant sur environ 80 hectares, et le N°5270, correspondant à 34 hectares. Ensemble, ils couvrent les 105 hectares que la famille Ngappet revendique. Les habitants des villages concernés affirment que ces documents ont été établis de façon irrégulière, en lien avec la fille de feu Ngappet René. Le 22 mai dernier, la tension a monté d’un cran. Le Sous-préfet d’Obala, Felix Kanga, accompagné d’éléments de la gendarmerie, se serait rendu à Nkometou 2 pour, selon les témoignages recueillis, intimider les populations sur place. Les villageois parlent de menaces directes. Rien ne confirme à ce stade la nature exacte des instructions données, mais la présence des forces de l’ordre sur le terrain a provoqué une vive émotion dans les communautés. Ce qui choque encore plus, c’est l’argument brandi. Selon les accusateurs, le Préfet Simou Kamsu Patrick aurait invoqué le nom de la Première Dame, Chantal Biya, pour justifier l’attribution des parcelles à la famille Ngappet. Une affirmation grave, non vérifiée, mais qui a alimenté la colère des habitants. Un dossier qui remonte jusqu’à Yaoundé Les populations ne comptent pas en rester là. Les copies des documents contestés sont, disent-elles, entre leurs mains. Le MINDCAF, ministère en charge des affaires foncières dirigé par Henri Eyebe Ayissi, aurait déjà été saisi. Le Ministère de l’Administration Territoriale et celui de la Défense sont également cités comme destinataires de l’alerte. Les chiffres parlent d’eux-mêmes. 105 hectares de terres ancestrales, trois villages concernés, deux titres fonciers dont la légitimité est frontalement contestée. Ce n’est pas un simple litige de voisinage. Pourtant, ce type d’affaire, des communautés rurales qui font face à des pressions foncières avec l’appui présumé de l’administration, n’est pas rare dans la région du Centre. Ce qui change ici, c’est le niveau des accusations et la mobilisation publique des victimes présumées. Qui arbitrera ce dossier ? Le MINDCAF a les éléments. La balle est dans son camp. Ne manquez aucune actualite ! Gratuit - Mises a jour en temps reel - Sur mobile et desktop Journaliste pour 237online.com, spécialisé dans les questions de société et la vie quotidienne des Camerounais.
Mis à jour 8 juin
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