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Norvège : Cho Lucas Ayaba poursuivi pour complicité de crimes de guerre et terrorisme

Les poursuites annoncées contre le dirigeant séparatiste anglophone Cho Lucas Ayaba font suite à une enquête de deux ans sur son implication présumée dans le conflit armé qui secoue les régions anglophones du Cameroun. La police norvégienne a procédé à son arrestation le 24 septembre 2024, au ter...

Cameroun Actuel - Portail d'information sur l'actualité au Cameroun — feedPar Cameroun Actueljeudi 5 novembre 2026 à 20:15
Norvège : Cho Lucas Ayaba poursuivi pour complicité de crimes de guerre et terrorisme
Les poursuites annoncées contre le dirigeant séparatiste anglophone Cho Lucas Ayaba font suite à une enquête de deux ans sur son implication présumée dans le conflit armé qui secoue les régions anglophones du Cameroun. La police norvégienne a procédé à son arrestation le 24 septembre 2024, au terme d’une enquête de plusieurs mois sur ses activités. Il a été placé en détention en raison d’accusations selon lesquelles il aurait incité à commettre des crimes contre l’humanité. Le 25 septembre, la police a confirmé l’arrestation et a sollicité l’autorisation du tribunal pour maintenir l’intéressé en détention pendant la poursuite des investigations. Les autorités norvégiennes soupçonnaient qu’il jouait un rôle clé dans le conflit. Son avocat, Morten Engesbak, a indiqué que M. Ayaba rejetait ces allégations, soutenant que les enquêteurs avaient mal interprété son rôle dans la crise anglophone. L’enquête a été menée par le Service national d’enquête criminelle norvégien, le Kripos. Les enquêteurs soupçonnaient M. Ayaba d’avoir dirigé des groupes séparatistes armés au sein de la « Force de défense de l’Ambazonie » (Ambazonia Defense Force). Il aurait agi depuis l’Europe, notamment par le biais de communications via WhatsApp. Sa détention a été prolongée à plusieurs reprises au fil de l’enquête. Le 9 février 2026, il a été officiellement inculpé de crimes de guerre, selon un rapport des Nations unies publié en mai. Un tournant majeur est intervenu le 4 novembre 2026, lorsque le parquet norvégien a annoncé son intention de le poursuivre pour complicité de crimes de guerre et d’actes terroristes. Le procureur Carl Fredrik Fari a déclaré au journal norvégien VG que des messages WhatsApp, extraits des téléphones et appareils numériques de M. Ayaba, constituent l’élément de preuve le plus important de l’accusation. Le parquet a abandonné l’accusation de crimes contre l’humanité, estimant qu’elle ne pouvait être établie hors de tout doute raisonnable. Les autres chefs d’accusation seront examinés lors du procès. M. Ayaba nie toute faute et soutient que ses activités s’inscrivent dans le cadre de la lutte pour l’autodétermination. Son procès doit s’ouvrir le 24 novembre 2026 devant le tribunal de district d’Oslo et devrait se poursuivre jusqu’au 19 mars 2027.
Mis à jour Il y a 2h