Obsèques d’Alexis Dipanda Mouelle : Yaoundé rend hommage à un pilier de la justice
La levée de corps d’Alexis Dipanda Mouelle s’est tenue hier à l’Hôpital général de Yaoundé, premier acte d’obsèques nationales pour celui qui a présidé la Cour suprême du Cameroun de 1990 à 2014. Décédé le 4 mai dernier à 84 ans des suites de maladie, il aura passé 24 ans à la tête de la […] L’ar...
237onlinePar Alain-Claude Ndomvendredi 26 juin 2026 à 10:32

La levée de corps d’Alexis Dipanda Mouelle s’est tenue hier à l’Hôpital général de Yaoundé, premier acte d’obsèques nationales pour celui qui a présidé la Cour suprême du Cameroun de 1990 à 2014. Décédé le 4 mai dernier à 84 ans des suites de maladie, il aura passé 24 ans à la tête de la plus haute juridiction du pays. Du beau monde était réuni, c’est le moins qu’on puisse dire. Une levée de corps sous le regard de l’État Le bouquet de fleurs du couple présidentiel était déjà là, posé près du catafalque, avant même que la bière ne fasse son entrée dans la chapelle de l’hôpital. Le représentant du chef de l’État, le ministre d’État et garde des Sceaux Laurent Esso, a présidé la cérémonie. Autour de lui, le Premier ministre Joseph Dion Ngute, le président du Conseil constitutionnel Clément Atangana, la Procureure générale près la Cour suprême Marie-Claire Dieudonnée Nseng-Elang, et plusieurs chefs de département ministériel. Quand la Cour suprême vient s’incliner devant son ancien président, ça dit quelque chose sur l’homme. L’office religieux, tenu juste après l’entrée du corps, a été marqué par une prédication sur le livre de l’Apocalypse de Jean, centrée sur la résurrection et la vie éternelle. L’officiant a rappelé la fragilité de l’existence, appelant l’assistance à méditer sur le sens de la mort. La séquence pieuse, brève mais dense, a laissé place au mot du chef de famille. Frédéric Mbotto Edimo a exprimé la reconnaissance des siens pour la mobilisation, remerciant nommément le président de la République d’avoir désigné un représentant personnel. Un parcours qui dépasse les chiffres Avant de présider la Cour suprême pendant près d’un quart de siècle, Dipanda Mouelle en avait d’abord été le Procureur général pendant quatre ans. Une trajectoire construite de l’intérieur, étape par étape. L’officiant religieux a dit vouloir que ce parcours « inspire les jeunes générations ». C’est un jugement sobre, mais juste. Les obsèques se poursuivent. Quelques heures après la levée de corps, un deuxième acte était prévu à la Cour suprême pour les hommages judiciaires, là où Dipanda Mouelle a passé l’essentiel de sa vie professionnelle. On ne sait pas encore quelles personnalités prendront la parole lors de cette séquence, ni ce que retiendra officiellement l’institution de son passage. Mais l’État avait fait le déplacement. En nombre. Ne manquez aucune actualite ! Gratuit - Mises a jour en temps reel - Sur mobile et desktop Journaliste pour 237online.com, spécialisé dans les questions de société et la vie quotidienne des Camerounais.
Mis à jour 26 juin