Opinion : « Le pays restera et continuera avec les prochaines générations »
Shanda Tonme appelle les Camerounais à faire preuve de patriotisme face aux nombreuses spéculations qui entourent la situation actuelle du pays. Selon le président du MPDR, les difficultés économiques, les affaires judiciaires, les accusations de corruption ou encore les rumeurs politiques ne doi...
Le bled parle : Actu cameroun info net - Journal Cameroun Web — feedPar JBM, Lebledparle.comvendredi 7 août 2026 à 11:44

Shanda Tonme appelle les Camerounais à faire preuve de patriotisme face aux nombreuses spéculations qui entourent la situation actuelle du pays. Selon le président du MPDR, les difficultés économiques, les affaires judiciaires, les accusations de corruption ou encore les rumeurs politiques ne doivent pas conduire à annoncer la fin du Cameroun. Il rappelle qu’au fil de l’histoire, toutes les nations ont traversé des périodes de crise sans pour autant disparaître. Pour lui, le pays survivra aux dirigeants, aux générations et aux épreuves du moment. Il invite ainsi les citoyens à ne pas céder aux discours alarmistes, mais à privilégier le travail, la solidarité et la confiance en l’avenir. Chacun, estime-t-il, doit assumer sa part de responsabilité dans la construction de la nation, convaincu que le Cameroun continuera d’exister et de se développer au-delà des turbulences actuelles. Lire sa sortie : Quoi qu’il advienne et quoi qu’il nous arrive LE PATRIOTISME ET RIEN QUE LE PATRIOTISME Non aux chants lugubres et désespérants Les nations ne finissent pas, les Etats changent de coloration mais point de substance et de composition. Les républiques évoluent ou régressent, mais le pays, le pays, le pays, entendu comme entité culturelle et unité géopolitique ne bouge pas, demeure cartographié comme repère du sol et de sang sur la planète. Nul ne saurait nous convaincre du contraire ou même seulement modifier le postulat scientifique et académique. C’est bien trop dommage d’être comme nous aujourd’hui, comme les citoyennes et citoyens camerounais que nous sommes, livrés à toutes sortes de bavardages et de promesses de malheur, de rumeurs et de jugements hâtifs sombres. A la vérité, nous devons nous rappeler que nous avons des enfants et que les maternités continuent de livrer des nouveaux nés par milliers chaque jour qui passe, chaque matin, chaque soir, chaque nuit, qu’il pleuve ou qu’il fasse un soleil brûlant. Il est inacceptable, quelle que soit l’imprévisibilité de la situation, quel que soit les incertitudes du contexte, que certains d’entre nous soient devenus des prophètes de malheurs, des gens qui scrutent l’horizon et ne voient que la nuit, que des troubles, du désordre, des larmes et des déceptions. Oui, jamais je ne mentirai à personne, jamais je ne contredirai une analyse ou une déclaration qui se fait dur et même assez dur sur la situation économique, sur les équilibres chancelants que nous vivons, mais jamais je ne m’appuierai dessus, pour clamer partout que le pays est fini. Nous allons tous finir mais le pays ne finira pas, le pays restera et continuera avec les prochaines générations. J’ai entendu qu’il y a des quartiers entiers au Canada dominés et conquis par des compatriotes de chez nous. J’ai entendu que des procès en cours mettent en cause des sommités très hauts placées et que c’est suffisant pour la guerre civile, j’ai entendu que le niveau de la corruption et du vol a atteint des seuils terriblement regrettables et que même le TCS est dépassé. J’ai entendu tout cela, même que l’armée est devenue ceci ou cela. Mais quoi de véritablement nouveau dans la vie des nations, dans les expériences historiques connues ? Le bordel n’est associé au nom d’aucune nation dans le dictionnaire politique et diplomatique, même pas Haïti, même pas Gaza, même pas le Sud Soudan. Camerounaises et Camerounais, rien de tout ce que nous vivons n’est nouveau ou extraordinaire pour les nations, et rien n’est grave au-delà de ce que l’humanité peut gérer, engendrer ou supporter. Laissons faire le temps et menons le seul combat qui vaille la peine, celui de la vie et de la survie, celui de la fraternité et de l’amour, de la famille et de l’amitié. Ne donnez pas trop votre tête aux commérages sales, toxiques, extravagants et vexatoires de certains milieux. Ni le président, ni le premier ministre, ni quiconque, député, sénateur ou directeur général n’est dans l’absolu responsable de votre vie tout le temps et pour tout. Nous sommes, chacun de nous, chef, président, premier ministre, député et tout cela dans nos familles, nos relations humaines, nos destins. Le Cameroun en tant que pays ne finira pas à cause d’un procès, ni d’une disparition de n’importe quel patriarche, le pays restera, et continuera de voir passer des générations qui chacune à son tour, accomplira sa mission et s’en ira. Le Cameroun, le pays, notre pays, restera. Travaillez et faites-vous confiance à vous-même. Nous n’avons pas commencé l’histoire de l’humanité, et nous ne la clôturerons pas./. Yaoundé, le 06 août 2026
Mis à jour 7 août