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Pacte aux droits civils et politiques : le Cameroun devant l’ONU

« Un texte de loi peut promettre des droits. Encore faut-il que le juge les protège. » C’est la question de fond posée à Genève les 22 et 23 octobre 2026, quand le Cameroun a défendu son application du Pacte aux droits civils et politiques devant le Comité des droits de l’homme de l’ONU. Ce […] L...

237onlinePar Christiane Tamoura Engodimanche 1 novembre 2026 à 14:20
Pacte aux droits civils et politiques : le Cameroun devant l’ONU
« Un texte de loi peut promettre des droits. Encore faut-il que le juge les protège. » C’est la question de fond posée à Genève les 22 et 23 octobre 2026, quand le Cameroun a défendu son application du Pacte aux droits civils et politiques devant le Comité des droits de l’homme de l’ONU. Ce traité, ratifié en 1984, engage l’État. Les experts ont donc posé des questions précises, et plusieurs ont dérangé. Les questions posées à la délégation camerounaise Cinq experts composaient le groupe de travail. Coordonnatrice, Wafaa Ashraf Moharram Bassim a salué les efforts du pays contre la corruption, visibles dans la progression de son rang dans l’indice de Transparency International. Elle a ensuite parlé des signalements persistants de corruption au sein du système de gouvernance. Autre lacune, l’absence de loi protégeant les lanceurs d’alerte. Sur le terrorisme, le Comité reconnaît la gravité des menaces. Mais la définition des actes terroristes jugée trop large, des arrestations arbitraires, des délais de garde à vue dépassés : ces points ont pesé lourd. Bacre Waly Ndiaye a demandé comment les membres de la Commission nationale des droits de l’homme sont nommés, et si l’exécutif pèse sur elle. L’expert a aussi cité un cas précis : pourquoi le tribunal militaire de Yaoundé avait été saisi du meurtre du journaliste Martinez Zogo, un civil. Il a relevé 13 civils tués à Ngarbuh, dont trois femmes et dix enfants. Sur les manifestations, la note de la liste de points à traiter fait état d’au moins 21 morts depuis 2017, dont 13 enfants. Ce que cet examen change vraiment Franchement, on connaît le scénario : questions sévères, réponses de la délégation, recommandations, puis un suivi qui traîne. L’examen précédent du Cameroun remontait aux 24 et 25 octobre 2017. Huit ans d’écart, c’est long, et les observations de l’époque n’ont pas toutes été suivies d’effet. Le Cameroun a rendu son dossier couvrant la période de novembre 2016 à septembre 2025. Le Comité ne condamne pas. Il évalue et recommande, il ne remplace ni les tribunaux nationaux ni la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples. C’est précisément le problème. La société civile a transmis ses propres contributions, notamment par l’intermédiaire d’organisations camerounaises de défense des droits humains. Ces échanges s’inscrivent dans un cycle plus long, et rien ne confirme à ce stade que Yaoundé annoncera des mesures nouvelles. Les défenseurs des droits de l’homme et les dissidents politiques seraient souvent victimes de violences et d’intimidations, selon le Comité. On attendait mieux de la part d’un État partie depuis plus de quarante ans. Ne manquez aucune actualite ! Gratuit - Mises a jour en temps reel - Sur mobile et desktop Journaliste spécialisée dans les questions politiques, Christiane Tamoura Engo suit de près l'actualité des institutions camerounaises, des partis politiques et des grandes décisions qui façonnent le Cameroun et l'Afrique centrale.Rédactrice pour 237online.com, elle s'attache à décrypter les enjeux politiques pour les rendre accessibles à tous les Camerounais, qu'ils soient au pays ou dans la diaspora.
Mis à jour Il y a 2j